Le derby entre Orlando Pirates et Mamelodi Sundowns n’a pas livré le spectacle espéré par les fans des Buccaneers. Une défaite. Et une absence qui brûle encore. Sipho Mbule, l’une des recrues phares de l’intersaison, n’était pas là. Steve Lekoelea, légende du club et homme qui connaît Orlando Pirates de l’intérieur, a brisé le silence sur cette situation qui agite les supporters sud-africains depuis plusieurs semaines.
Réponse directe : Sipho Mbule est écarté du groupe par la direction sportive d’Orlando Pirates pour des raisons qui dépassent le cadre strictement médical. Steve Lekoelea, qui a porté le maillot des Buccaneers de 1997 à 2007, l’a dit sans détour : le talent ne suffit pas si le comportement ne suit pas.
Lekoelea ne mâche pas ses mots
Il y a des vérités que seuls les anciens osent dire. Lekoelea en fait partie.
Quand FARPost l’a interrogé sur la situation de Mbule cet été, la réponse était déjà sans ambiguïté : “C’est un bon joueur, mais il doit changer son comportement, parce qu’Orlando Pirates est un grand club.” Une phrase courte. Dense. Qui en dit long sur ce que l’institution attend de ceux qui portent ce maillot.
Mbule, 27 ans, a rejoint les Pirates en juin 2025 en provenance de Mamelodi Sundowns — ironie du sort, précisément le club contre lequel son absence a fait tant parler. Il avait signé pour un an avec option de prolongation. Un pari sur la rédemption, d’une certaine façon. Parce que son passage chez les Downs, puis son prêt à Sekhukhune United, avaient laissé des traces. Des traces visibles. Des problèmes comportementaux bien documentés, que personne dans le milieu ne prend la peine de nier.

“S’il peut réduire ce qu’il faisait avant, il s’intégrera bien à Pirates. Son style correspond à la culture du club. Je pense que c’est une bonne recrue”, avait ajouté Lekoelea, en juillet. Aujourd’hui, cet avertissement résonne autrement.
L’absence qui pèse
Ce derby contre Mamelodi Sundowns, c’était exactement le genre de match où Mbule aurait dû être au cœur du dispositif. Un milieu offensif de son calibre, capable de porter le ballon, de combiner entre les lignes, de créer l’écart sur une transition rapide — son profil était fait pour ces duels tendus. Bref, son absence a pesé. Pas seulement symboliquement.
Orlando Pirates a perdu ce derby. Et la question que tout le monde évite de poser franchement, les supporters la formulent pourtant chaque jour sur les réseaux : est-ce que le résultat aurait été différent avec Mbule sur la pelouse ?

Difficile de trancher. Ce qui est certain, c’est que l’entraîneur Abdeslam Ouaddou a fait un choix. Un choix fort. Dans un club comme Pirates, les standards ne se négocient pas — Lekoelea l’a rappelé avec cette formule qui claque : “Les joueurs d’Orlando Pirates sont les entraîneurs. Si tu ne performs pas deux ou trois matchs, tu es dehors.”
Le contrat, le contexte, la pression
Mbule est désormais lié aux Pirates jusqu’en 2027 — l’option de prolongation a été levée par le club, signe que la direction croit encore en lui sur le long terme. Il y a là une contradiction apparente : on prolonge un joueur et on l’exclut du groupe pour le match le plus attendu de la saison. Mais ce n’est pas une contradiction. C’est de la gestion.
Les clubs africains de haut niveau, comme le savent bien les observateurs qui suivent de près la PSL pour 1xBet, gèrent souvent leurs éléments turbulents exactement de cette façon : on ne cède pas, on ne vend pas non plus. On met la pression. On attend que le joueur comprenne.
Mbule a tout pour réussir à Pirates. Un registre technique rare dans le championnat sud-africain. Une capacité de percussion que peu de milieux locaux possèdent. Et maintenant, une leçon administrée publiquement — ce qui, dans le monde du football professionnel, peut être la meilleure chose qui lui soit jamais arrivée.

La question de fond
Ce qui rend cette histoire plus grande qu’une simple affaire d’alignement, c’est ce qu’elle dit du football africain de haut niveau en 2026. Les clubs comme Orlando Pirates ne sont plus des structures qui ferment les yeux. Les dirigeants communiquent peu, mais ils agissent. Et quand une légende comme Lekoelea parle, ce n’est pas du bruit. C’est un signal.
Pour les fans des Buccaneers, la frustration est compréhensible. On a payé pour voir un joueur, on attend un joueur. Mais l’institution, elle, joue sur un autre temps. Voir aussi nos analyses récentes sur des profils similaires : Lookman à l’Atlético Madrid : le Super Eagle change de dimension ou encore Baidoo dans le viseur de Newcastle — deux cas qui illustrent, chacun à leur façon, que le talent brut ne suffit plus au plus haut niveau africain.
La balle est désormais dans le camp de Mbule. Pas sur le terrain — pas encore. Mais dans sa tête.
FAQ
Pourquoi Sipho Mbule était-il absent contre Mamelodi Sundowns ?
Mbule n’a pas été convoqué pour le derby par le staff d’Orlando Pirates. Aucune blessure officielle n’a été communiquée, ce qui pointe vers une décision disciplinaire ou de gestion interne — confirmée indirectement par les déclarations de Steve Lekoelea sur les exigences comportementales du club.
Qui est Steve Lekoelea et pourquoi son avis compte-t-il ?
Lekoelea est l’une des légendes les plus respectées d’Orlando Pirates, où il a évolué dix ans, de 1997 à 2007. Il connaît la culture interne du club mieux que la plupart des observateurs extérieurs. Quand il parle de l’institution, ce n’est pas une opinion de tribune.
Sipho Mbule est-il encore sous contrat avec Orlando Pirates ?
Oui. L’option de prolongation dans son contrat initial a été levée par le club, le liant aux Buccaneers jusqu’en 2027. Sa situation contractuelle est stable — c’est sa situation sportive et disciplinaire qui est en question.
Quel est le profil de jeu de Sipho Mbule ?
Milieu offensif de 27 ans, Mbule se distingue par sa capacité à percuter entre les lignes, à combiner dans les petits espaces et à tirer de loin. Un registre qui correspond parfaitement au style de jeu développé par Orlando Pirates sous Ouaddou — ce qui rend son absence encore plus difficile à expliquer techniquement.
Cette situation peut-elle affecter les ambitions de Pirates pour le titre PSL ?
Potentiellement oui. Orlando Pirates joue un football offensif qui nécessite de la densité au milieu. La perte d’un joueur du calibre de Mbule — même sur un match — réduit les options tactiques d’Ouaddou, surtout dans des chocs directs contre Sundowns où chaque détail fait la différence.



