Coupe du monde 2026 : des visas refusés ternissent le lancement


Quarante-huit équipes, trois pays hôtes, un mois de compétition : la Coupe du monde s’ouvre jeudi et se poursuivra jusqu’au 19 juillet, avec des rencontres réparties entre les États-Unis, le Mexique et le Canada. Mais à quelques jours du coup d’envoi, l’organisation la plus regardée de la planète se retrouve rattrapée par une polémique diplomatique et logistique : des journalistes iraniens et africains, pourtant accrédités, se voient refuser l’entrée sur le sol américain.

Une accréditation qui ne suffit plus

L’Association internationale de la presse sportive a adressé vendredi une lettre à deux responsables de la communication de la FIFA pour dénoncer ce qu’elle qualifie de problème « de longue date et inacceptable ». Son président, Gianni Merlo, cite le cas de confrères iraniens et africains, certains n’ayant obtenu qu’un visa à entrée unique : impossible, dans ces conditions, de suivre une équipe qui jouerait aussi bien aux États-Unis qu’au Canada ou au Mexique, sans risquer de ne plus pouvoir revenir. Pour une compétition organisée conjointement par trois pays aux régimes de visas distincts, cette contrainte administrative pénalise directement le travail de couverture journalistique.

L’incident le plus concret s’est produit à l’aéroport international O’Hare de Chicago, où un photographe accompagnant la sélection irakienne s’est vu refuser l’entrée. Selon les autorités douanières américaines, il a été jugé « inadmissible » pour des raisons tenant à des informations classifiées. Un joueur irakien, l’attaquant Aymen Hussein, a lui aussi été retenu près de sept heures avant d’être finalement autorisé à entrer.

L’Iran, symbole d’une tension géopolitique

Le cas iranien illustre à lui seul la dimension politique que peut prendre un tournoi sportif mondial. La sélection est arrivée dimanche à Tijuana avant de disputer trois matchs de groupe aux États-Unis, dans un climat marqué par un conflit armé en cours entre l’Iran et les États-Unis. L’équipe affrontera la Nouvelle-Zélande le 15 juin puis la Belgique le 21 juin près de Los Angeles, avant de retrouver l’Égypte à Seattle le 26 juin. Un scénario de huitièmes de finale opposant l’Iran aux États-Unis n’est pas à exclure si les deux nations terminent deuxièmes de leur groupe.

Washington a fini par délivrer les visas à l’ensemble des joueurs vendredi, dix jours seulement avant le premier match. Mais la fédération iranienne affirme que quinze membres de sa délégation, sur les soixante-dix arrivés à Tijuana, n’ont pas obtenu ce document, parmi lesquels des cadres et membres administratifs jugés essentiels au bon fonctionnement de l’équipe. Téhéran accuse les États-Unis de manquer à leurs obligations de pays hôte et de violer les règlements de la FIFA.

Un tournoi record pour le monde arabe

Au-delà de ces frictions, l’édition 2026 marque une étape dans la représentation du football arabe et africain sur la scène mondiale. Huit pays arabes participent à la compétition, un record : le Maroc, l’Égypte, l’Algérie, la Tunisie, l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Irak et la Jordanie. Du côté africain, dix nations sont engagées, dont l’Algérie, le Cap-Vert, la République démocratique du Congo, l’Égypte, le Ghana, la Côte d’Ivoire, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, l’Afrique du Sud et la Tunisie.

Cette diversité accrue, conséquence directe du passage à un format à 48 équipes, complique mécaniquement la gestion des visas pour les pays dont les sélections joueront sur plusieurs territoires. La Côte d’Ivoire et la Tunisie, par exemple, ont besoin de visas à entrées multiples puisque leurs matchs sont répartis entre les États-Unis, le Canada et le Mexique. Dans ce contexte, les amateurs de paris peuvent déjà se tourner vers les pronostics proposés sur d’autres affiches internationales.

La FIFA face à ses responsabilités

Gianni Merlo rappelle dans sa lettre que la présence des journalistes conditionne en partie l’image du sport à l’échelle mondiale, en particulier dans un pays où la liberté de la presse est censée être un principe fondamental. Il presse la FIFA d’agir rapidement, alors que plusieurs confrères ont déjà perdu leurs billets d’avion et devront engager des frais supplémentaires. Cette affaire pose une question plus large : celle de la capacité des instances sportives à garantir un accès équitable à la couverture médiatique lorsque la compétition traverse des frontières marquées par des tensions diplomatiques persistantes.

Pour les supporters et parieurs africains, l’enjeu est aussi de pouvoir suivre sereinement leurs sélections et de profiter des meilleures offres de paris en ligne, notamment via les principaux bookmakers disponibles en Côte d’Ivoire.

Dans le même temps, d’autres compétitions internationales continuent de rythmer l’actualité, comme la CAN féminine 2026 où la Côte d’Ivoire veut frapper un grand coup face à une Afrique du Sud sous pression.

auteur

Frank Zadi

Frank Zadi est originaire de San Pedro. En 2016, il était correspondant local. Il a ensuite collaboré avec des journaux nationaux en tant que pigiste. Il a travaillé dans une station de radio locale à Abidjan. Il travaille pour Bookmakers225.ci…

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