Nice et Lens se disputent Belammari, arrière marocain révélé au Mondial 2026


Alors que le Maroc dispute la Coupe du monde 2026, deux clubs de Ligue 1 ont déjà les yeux fixés sur l’après-tournoi. L’OGC Nice et le Racing Club de Lens se positionnent tous deux sur Youssef Belammari, défenseur latéral gauche de 27 ans sous contrat avec Al Ahly jusqu’en juin 2029, selon les informations rapportées par le média marocain HerPress. Sa valeur marchande estimée à 1,2 million d’euros en fait une cible accessible, ce qui explique en partie l’intérêt simultané des deux clubs.

Un profil discret, une opportunité réelle

Belammari n’est pas une vedette du circuit mondial. Formé à Raja Casablanca, il a ensuite rejoint Al Ahly, le géant égyptien, où il s’est imposé comme un élément fiable du couloir gauche. Sa convocation par le sélectionneur marocain Mohamed Ouahbi pour le Mondial constitue une reconnaissance tardive mais significative d’un parcours construit loin des projecteurs européens. Il n’a toutefois pas disputé une seule minute lors du match d’ouverture du Maroc face au Brésil, ce qui signifie que son exposition médiatique reste limitée – un facteur qui pèse directement sur son prix de transfert.

À 27 ans, il appartient à une génération de joueurs du Maghreb et du monde arabe qui ont choisi de s’affirmer dans des championnats exigeants hors d’Europe avant d’envisager le continent. Al Ahly, club le plus titré d’Afrique en Ligue des champions de la CAF, n’est pas un tremplin anodin. Évoluer dans ce contexte, avec ses exigences physiques et tactiques propres, constitue une expérience formatrice que les recruteurs européens commencent à évaluer plus sérieusement qu’auparavant. Dans cette dynamique, les supporters intéressés par les performances des sélections africaines peuvent aussi suivre des analyses détaillées comme le pronostic Russie Burkina Faso.

Des besoins distincts, une même cible

Si Nice et Lens se retrouvent en concurrence sur le même dossier, leurs motivations divergent sensiblement. Du côté azuréen, la question du poste de latéral gauche se pose avec acuité. Melvin Bard, présent au club depuis 2021, approche d’une période charnière de sa carrière, et la direction niçoise, qui a confirmé le départ de Claude Puel après une saison conclue à la seizième place – synonyme de passage par les barrages pour se maintenir -, cherche à restructurer son effectif avec des profils complémentaires. Belammari répondrait à ce besoin à moindre coût.

Pour Lens, l’enjeu est différent. Le club artésien aborde sa saison 2026-2027 en Ligue des champions, un contexte qui impose une profondeur de banc accrue. Matthieu Udol occupe le couloir gauche en titulaire, mais un concurrent direct, capable de jouer les matchs de moindre enjeu ou de suppléer en cas de blessure, devient une nécessité dans ce format de compétition. Pierre Sage ayant cédé sa place à Dino Toppmöller, le nouveau staff technique devra rapidement valider ou infirmer des pistes déjà tracées par la cellule de recrutement.

La Ligue 1 et l’axe marocain, une dynamique installée

L’intérêt pour Belammari s’inscrit dans une logique plus large. Depuis plusieurs saisons, la Ligue 1 entretient des liens étroits avec le football marocain, renforcés par les performances de l’équipe nationale lors de la Coupe du monde 2022, où le Maroc avait atteint le dernier carré. De nombreux internationaux marocains évoluent ou ont évolué dans le championnat français, ce qui facilite les processus d’intégration pour les nouvelles recrues venues du même vestiaire. Belammari, qui côtoie ces joueurs en sélection, bénéficierait de ce réseau dès son éventuelle arrivée en France. Cette tendance s’observe aussi dans la Botola, comme l’illustre par exemple la victoire du Maghreb Fès sur Difaa El Jadida, qui met en lumière d’autres profils suivis par les recruteurs européens.

Reste une inconnue de taille : sa Coupe du monde. Si le latéral parvient à s’imposer dans la rotation marocaine au fil du tournoi et à soigner sa visibilité, son prix pourrait évoluer à la hausse avant même la fin de la compétition. Nice comme Lens ont donc intérêt à formuler leurs approches rapidement. À 1,2 million d’euros, la fenêtre d’opportunité est réelle – mais elle ne restera pas ouverte indéfiniment. Pour ceux qui souhaitent miser sur ces compétitions et sur les futurs exploits des Lions de l’Atlas, il est possible de comparer les offres des principaux opérateurs via la page dédiée aux bookmakers en Côte d’Ivoire.

auteur

Frank Zadi

Frank Zadi est originaire de San Pedro. En 2016, il était correspondant local. Il a ensuite collaboré avec des journaux nationaux en tant que pigiste. Il a travaillé dans une station de radio locale à Abidjan. Il travaille pour Bookmakers225.ci…