Le coup d’envoi de la Coupe du Monde est donné jeudi 11 juin à 20 heures, heure locale, au Estadio Ciudad de México, avec une affiche qui fait écho à l’histoire récente du football mondial : le Mexique, co-hôte de la compétition, accueille l’Afrique du Sud dans un remake exact de l’ouverture du Mondial 2010. Quinze ans après Johannesburg, les deux sélections se retrouvent face à face pour lancer un groupe A qui mêle ambitions continentales affirmées, styles de jeu contrastés et enjeux de prestige considérables.
Un groupe façonné par la géographie et l’histoire
Le Groupe A réunit quatre nations aux trajectoires très différentes. Le Mexique, classé 13e au classement FIFA, bénéficie du statut de co-hôte avec les États-Unis et n’a donc pas eu à se qualifier par les voies classiques. Pour la sélection aztèque et son sélectionneur Javier Aguirre – technicien expérimenté qui connaît parfaitement le vestiaire mexicain pour l’avoir dirigé à plusieurs reprises -, l’obligation morale est claire : performer devant son propre public. Le meilleur résultat du Mexique en Coupe du Monde reste les quarts de finale, atteints en 1970 et 1986, précisément lors des deux éditions disputées à domicile. L’histoire, ici, se charge de rappels pesants.
La Corée du Sud, classée 22e mondiale, arrive avec l’une des sélections les plus expérimentées d’Asie. Portée par Heung-Min Son, désormais à Los Angeles, et encadrée par des joueurs évoluant dans les meilleures ligues européennes – Kang-In Lee au Paris Saint-Germain, Min-Jae Kim au Bayern Munich -, elle représente la menace la plus sérieuse pour le Mexique dans ce groupe. Son meilleur souvenir mondial reste la quatrième place décrochée en 2002, sur sol coréen, dans des circonstances qui ont nourri des débats jusqu’à ce jour.
La République tchèque, 43e au classement FIFA, a rejoint la compétition via les barrages UEFA. Elle s’appuie sur un socle de joueurs aguerris, dont Tomas Soucek (West Ham) et Patrik Schick (Bayer Leverkusen), ce dernier étant l’une des références offensives les plus fiables de la Bundesliga. L’héritage de la Tchécoslovaquie – deux finales mondiales, en 1934 et 1962 – confère à cette sélection une légitimité historique que son classement actuel ne reflète pas pleinement.
L’Afrique du Sud, 61e mondiale, effectue son grand retour en Coupe du Monde après quinze ans d’absence, sa dernière participation remontant précisément au Mondial 2010 qu’elle avait organisé. Sous la direction du Belge Hugo Broos, Bafana Bafana s’est qualifiée en remportant son groupe de la CAF. La colonne vertébrale de l’équipe repose largement sur les joueurs d’Orlando Pirates et de Mamelodi Sundowns, avec quelques éléments évoluant en Europe comme Lyle Foster (Burnley). Pour suivre les autres affiches de ce Mondial, vous pouvez consulter le pronostic Colombie DR Congo Mondial 2026.
Les premières rencontres dessinent déjà une hiérarchie
Les résultats des deux premières journées éclairent la physionomie du groupe. Le Mexique s’impose 2-0 face à l’Afrique du Sud lors du match d’ouverture, confirmant sa supériorité attendue face à une équipe sud-africaine qui découvre à nouveau la scène mondiale. Le lendemain, la Corée du Sud prend le dessus sur la République tchèque (2-1), un résultat qui installe les Asiatiques comme candidats sérieux à la qualification.
La deuxième journée voit la République tchèque arracher un point précieux face à l’Afrique du Sud (1-1) à Atlanta, tandis que le choc entre le Mexique et la Corée du Sud s’annonce décisif pour la place de leader du groupe. La dernière journée, le 25 juin, verra les quatre équipes jouer simultanément, avec Afrique du Sud-Corée du Sud et République tchèque-Mexique, garantissant un dénouement à suspense. Dans l’autre rencontre clé du groupe, Afrique du Sud contre Corée : une qualification à arracher à Guadalupe pourrait décider du destin des Bafana Bafana.
Les règles de qualification et leurs implications tactiques
La structure inédite de cette Coupe du Monde à 48 équipes, répartie en douze groupes de quatre, modifie les calculs habituels. Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour le tour suivant, mais les huit meilleurs troisièmes des douze groupes accèdent également au tour de 32. Ce filet de sécurité change fondamentalement l’approche des équipes en phase de poules : une troisième place n’est pas nécessairement éliminatoire, ce qui peut inciter certaines sélections à une gestion du risque plus conservatrice lors de la dernière journée.
En cas d’égalité au classement, les confrontations directes entre les équipes concernées servent de premier critère de départage, avant la différence de buts dans ces mêmes matchs. Ce système favorise les équipes capables d’être cohérentes sur l’ensemble de leurs rencontres plutôt que celles qui alternent grandes performances et défaillances.
Des effectifs qui reflètent la mondialisation du football
L’un des traits frappants de ce Groupe A est la dispersion géographique des joueurs qui le composent. Le Mexique aligne des internationaux évoluant à Fenerbahçe, au Real Betis, à l’Atlético de Madrid ou à l’AC Milan – Santiago Gimenez étant l’un des attaquants les plus en vue de Serie A. La Corée du Sud peut compter sur des effectifs présents dans presque toutes les grandes ligues européennes. Même l’Afrique du Sud, traditionnellement moins bien représentée sur la scène internationale, voit quelques-uns de ses joueurs évoluer en MLS et dans les divisions professionnelles européennes.
Cette internationalisation des effectifs traduit une évolution profonde du football mondial : la qualité des sélections africaines et asiatiques s’est régulièrement améliorée à mesure que leurs meilleurs joueurs accédaient à des clubs formateurs de haut niveau. Pour la Corée du Sud et l’Afrique du Sud, cette Coupe du Monde offre une vitrine à des talents qui évoluent souvent loin des feux médiatiques des championnats les plus suivis. Le Groupe A, en apparence moins spectaculaire que d’autres poules, concentre en réalité des récits sportifs et humains d’une richesse réelle. Pour parier en toute sécurité sur ces rencontres, les parieurs ivoiriens peuvent se tourner vers Betway Côte d’Ivoire, l’un des opérateurs les plus populaires du pays.