Le Mexique qualifié, le Canada en feu : les pays hôtes dominent leur Mondial


Le Mexique est devenu la première équipe à se qualifier pour le tour à élimination directe de cette Coupe du monde 2026, s’imposant 1-0 face à la Corée du Sud à Guadalajara dans la soirée de jeudi. À Vancouver, quelques heures plus tôt, le Canada avait fait exploser le Qatar 6-0 – sa première victoire dans l’histoire des phases finales masculines de la compétition – pour prendre la tête du groupe B. À l’heure où les États-Unis s’apprêtent à affronter l’Australie à Seattle ce vendredi, une question s’impose : les trois pays coorganisateurs peuvent-ils transformer cet avantage du terrain en véritable épopée collective ?

Un trio d’hôtes qui transcende les attentes

Accueillir une Coupe du monde confère des avantages tangibles : stades familiers, soutien populaire massif, absence de décalage horaire et de longs voyages entre les villes. Mais ces avantages ne garantissent rien, comme l’a rappelé douloureusement le Qatar en 2022, éliminé dès la phase de groupes avec trois défaites en trois matchs dans une atmosphère souvent creuse.

Le contraste avec 2026 est saisissant. Le Mexique a remporté ses deux premiers matchs et s’assure d’évoluer à domicile au moins jusqu’au huitième de finale. Le Canada, qui n’avait jamais arraché le moindre point en phase finale masculine avant ce tournoi, affiche désormais un bilan presque parfait. Quant aux États-Unis, leur victoire 4-1 face au Paraguay lors du match d’ouverture a confirmé une assise défensive et une efficacité offensive que Mauricio Pochettino s’était employé à construire depuis sa prise de fonction. La configuration du tirage au sort – jugée favorable aux trois hôtes lors de la cérémonie de décembre – n’explique qu’en partie ces performances. Le niveau de jeu affiché, lui, dépasse ce que la plupart des observateurs anticipaient.

Il faut rappeler qu’en 2022, le Mexique et les États-Unis n’avaient remporté qu’un seul match chacun. Le Canada n’avait, lui, jamais franchi ce palier. Ce que l’on voit aujourd’hui sur les pelouses de Vancouver, Guadalajara ou des stades américains, c’est une génération de joueurs nord-américains arrivée à maturité au meilleur moment, dans le meilleur contexte. La dynamique des hôtes s’inscrit aussi dans un contexte plus large où la Coupe du Monde 2026 offre à l’Afrique une scène continentale sans précédent.

Un Mondial à buts : vers un record historique ?

Après vingt-huit matchs disputés, ce tournoi affiche une moyenne de 3,18 buts par rencontre. C’est un chiffre considérable : la dernière Coupe du monde masculine à dépasser les 2,7 buts par match était celle de 1994, aux États-Unis. Pour trouver un tournoi plus prolifique encore, il faut remonter à la Suède en 1958, quand un Pelé de 17 ans avait illuminé la compétition.

Une partie de cet afflux de buts s’explique par des écarts de niveau très marqués – l’Allemagne en a planté sept à Curaçao, le Canada six au Qatar, la Suède cinq à la Tunisie. Mais le tableau d’ensemble est plus nuancé : le Cap-Vert a tenu le zéro face à l’Espagne, la RD Congo a accroché le Portugal, et de nombreux matchs se sont joués dans leur dénouement final. Le spectacle n’est pas uniforme, mais il est bien réel. La cadence de buts diminuera vraisemblablement à l’entame des phases à élimination directe – en 2014, elle était passée de 2,83 en phase de groupes à 2,19 lors des matchs couperets. Mais l’histoire du tournoi 2010 avait montré l’inverse : 2,1 buts par match dans les groupes, puis 2,75 dans la phase finale. Rien n’est écrit.

Pulisic, Neymar et les ombres au tableau

L’état de santé de Christian Pulisic continue d’alimenter les spéculations à l’approche du choc entre les États-Unis et l’Australie. Le sélectionneur américain Pochettino s’est refusé à tout commentaire lors de sa conférence d’avant-match, laissant planer le doute sur la disponibilité de son joueur le plus influent, touché à un mollet gauche. L’absence de Pulisic ne serait pas rédhibitoire – les États-Unis ont montré de la ressource collective face au Paraguay – mais sa présence changerait évidemment la nature du danger offensif américain.

À l’autre bout du spectre des incertitudes se trouve Neymar. La Confédération brésilienne a confirmé que l’attaquant de 34 ans ne fera pas le déplacement à Philadelphie pour le match contre Haïti et restera au New Jersey pour poursuivre sa rééducation. La décision de Carlo Ancelotti de le rappeler en sélection après près de trois ans d’absence internationale – dans un contexte de blessures à répétition – est de plus en plus scrutée. Rappeler un joueur d’une telle trempe pour qu’il soit indisponible en phase de groupes, c’est parier sur sa capacité à faire la différence en phase finale. Ce pari n’est pas absurde – Ronaldo avait réalisé quelque chose d’analogue en 2002 – mais il ressemble aujourd’hui davantage à un coup de poker qu’à un calcul serein.

L’affaire Wahi et les questions qui persistent hors du terrain

La journée de jeudi a également été marquée par l’épisode concernant l’attaquant ivoirien Elye Wahi. Selon les informations de The Athletic, le joueur fait l’objet d’une enquête des autorités françaises dans le cadre d’une affaire présumée de manipulation de matchs. Aucune charge n’a été retenue contre lui à ce stade. Les autorités canadiennes avaient dans un premier temps différé la délivrance de son visa, réclamant des informations complémentaires, avant que la fédération ivoirienne n’annonce en fin de journée que les autorisations nécessaires à son entrée sur le territoire canadien avaient été obtenues. La Côte d’Ivoire affronte l’Allemagne vendredi dans le groupe E. Pour les parieurs, le duel entre la Côte d’Ivoire et l’Équateur sera également scruté de près dans cette Coupe du monde élargie.

Cet épisode rappelle que cette Coupe du monde 2026, malgré le souffle collectif qu’elle génère sur le terrain, continue de naviguer dans des zones de turbulences extraportatives. La lutte contre la corruption dans le football mondial n’est pas une problématique résolue, et la présence de joueurs concernés par des investigations – même à titre préliminaire – lors de la compétition la plus regardée de la planète est un signal que les instances du football ne peuvent pas ignorer indéfiniment. Dans ce contexte, les supporters et parieurs ivoiriens se tournent de plus en plus vers des opérateurs fiables comme Betway Côte d’Ivoire pour suivre et analyser les rencontres.

auteur

Frank Zadi

Frank Zadi est originaire de San Pedro. En 2016, il était correspondant local. Il a ensuite collaboré avec des journaux nationaux en tant que pigiste. Il a travaillé dans une station de radio locale à Abidjan. Il travaille pour Bookmakers225.ci…

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