L’Ouganda investit 14 milliards de shillings pour sécuriser l’eau de Hoima avant la CAN 2027


À quatorze mois de l’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations 2027, l’Ouganda accélère la mise à niveau de ses infrastructures urbaines. La National Water and Sewerage Corporation (NWSC) a officialisé mardi un projet d’alimentation en eau d’une valeur de 14,24 milliards de shillings ougandais pour la ville de Hoima, l’une des trois villes ougandaises retenues pour accueillir des matchs du tournoi continental, aux côtés de Kampala et de Lira. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse au siège de la NWSC à Nakasero, par le directeur général de la corporation, le Dr Mugisha.

Un système vieillissant face à une ville en pleine mutation

Le projet, baptisé Hoima 2, ne répond pas uniquement aux exigences d’un grand événement sportif. Il traduit une réalité structurelle : l’infrastructure hydraulique existante, désignée Hoima 1, ne parvient plus à répondre aux besoins d’une agglomération en croissance rapide. L’essor démographique de Hoima s’est accompagné d’une intensification de l’activité industrielle liée au secteur pétrolier et gazier de la région de l’Albertine, transformant une ville de taille moyenne en pôle économique stratégique pour le pays.

« Le système actuel n’est plus suffisant pour répondre adéquatement aux besoins en eau de la ville de Hoima et de ses environs », a déclaré le Dr Mugisha, qualifiant ce nouveau projet d’intervention urgente pour combler le déficit d’approvisionnement à court et moyen terme. Cette inadéquation entre offre et demande n’est pas propre à Hoima : dans de nombreuses villes africaines, les réseaux d’eau potable construits pour des populations beaucoup moins importantes se retrouvent aujourd’hui sous pression, sans avoir fait l’objet de mises à niveau suffisantes. Dans le même esprit de préparation des grandes compétitions, les amateurs peuvent déjà consulter le pronostic France Sénégal pour anticiper les chocs internationaux à venir.

Architecture technique d’un projet à double vocation

Techniquement, Hoima 2 reposera sur un captage d’eau brute dans la rivière Kafu, dans le district de Kikuube. L’eau sera ensuite traitée dans une nouvelle station de traitement conventionnelle avant d’être acheminée vers la ville via un réseau de transfert en vrac. Le dispositif comprendra :

  • Une station de traitement capable de produire 2 000 mètres cubes d’eau par jour
  • Environ 25 kilomètres de canalisations de transmission et de distribution
  • Un réservoir surélevé en acier d’une capacité de 300 mètres cubes, implanté sur la colline de Musaijamukulu
  • Les infrastructures associées de pompage, d’alimentation électrique et de stockage

Les travaux ont été confiés à la société Zhonghao Overseas Construction Engineering Company Limited, représentée lors de la conférence par son directeur général Ma Yongqian et son directeur général adjoint Wang Feifei. L’entreprise a pris l’engagement public de respecter les délais et le budget, et s’est également engagée à mobiliser de la main-d’œuvre locale pendant la phase de construction. Le Dr Mugisha a été explicite sur les attentes : « Les retards ne seront pas acceptables. » Le chantier est attendu sur une durée de huit mois. Le financement est assuré conjointement par le gouvernement ougandais et la NWSC, tandis que les supporters peuvent de leur côté comparer les offres des principaux opérateurs grâce à la page dédiée aux bookmakers.

Vers une infrastructure unifiée : l’horizon Hoima 3

Hoima 2 n’est pas pensé comme une solution définitive, mais comme un premier palier. La NWSC finalise actuellement les études d’un troisième système, Hoima 3, dont l’ambition est d’accroître substantiellement les capacités de production, de transmission et de stockage. À terme, les deux systèmes – Hoima 2 et Hoima 3 – seraient intégrés dans un réseau unifié, plus résilient et plus efficient. Le Dr Mugisha a appelé le gouvernement à mobiliser les financements nécessaires dès la finalisation des plans de Hoima 3, soulignant que « l’investissement en temps voulu dans Hoima 3 sécurisera l’avenir hydraulique à long terme de la ville de Hoima et soutiendra le programme de transformation économique élargi de l’Ouganda ».

L’Ouganda co-organise la CAN 2027 avec le Kenya et la Tanzanie, pour une édition prévue de juin à juillet 2027. Pour un pays qui fait ses premiers pas dans l’organisation d’un tournoi d’une telle envergure, la cohérence entre les investissements sportifs – stades, routes – et les infrastructures de base comme l’eau ou l’énergie constitue un enjeu de crédibilité autant que de fonctionnement. L’eau potable, l’assainissement et la capacité hôtelière sont des critères que la Confédération africaine de football évalue lors des inspections préalables aux grandes compétitions. En ce sens, le projet Hoima 2 dépasse la seule logique sportive : il s’inscrit dans une vision d’urbanisation planifiée, où la compétition internationale sert de catalyseur à des transformations infrastructurelles qui auraient, de toute façon, été nécessaires. Cette dynamique rappelle comment d’autres pays hôtes se préparent, comme le montre l’analyse sur la Coupe du Monde 2026 offre à l’Afrique une scène continentale sans précédent.

auteur

Kouadio Yao

Kouadio Yao a fondé Bookmakers225.ci. Début de carrière en 2015. Journaliste indépendant à Abidjan. Plusieurs publications sportives. Pigiste. De 2017 à 2020, rédacteur en chef dans un quotidien. Trois ans de rythme quotidien. En 2024, lancement de son propre site.…

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