Zlatan démonte Noni Madueke malgré la qualification de l’Angleterre
Noni Madueke a traversé la victoire anglaise contre la Norvège comme une ombre, au point de s’attirer une sortie très dure de Zlatan Ibrahimovic. Si l’Angleterre a bien validé son billet pour les demi-finales de la Coupe du monde avec un succès 2-1 après prolongation, l’ailier de 24 ans est resté au centre des critiques pour son incapacité à peser sur le flanc droit.
Face à la sélection d’Erling Haaland, les Three Lions ont pourtant fini par trouver la solution. Menés après l’ouverture du score d’Andreas Schjelderup, ils ont renversé le scénario grâce à Jude Bellingham, buteur de l’égalisation puis du but décisif. Mais au milieu de ce scénario favorable, la prestation de Madueke a laissé un goût amer.
Dès les premières minutes, l’ailier anglais a donné le ton de sa soirée. Trouvé par une longue ouverture d’Elliot Anderson, il n’a pas su exploiter une situation intéressante et son centre a terminé directement hors des limites du terrain. Dans les duels, le constat a été tout aussi rude: son vis-à-vis l’a souvent contenu, parfois dominé, et l’Angleterre a manqué de tranchant dans cette zone.
Noni Madueke, cible d’un jugement sans détour de Zlatan
Consultant pour Fox Sports pendant la rencontre, Zlatan Ibrahimovic n’a pas cherché à adoucir son analyse. À la pause, l’ancien attaquant de Manchester United a estimé que l’Angleterre jouait pratiquement en infériorité numérique avec Madueke sur la pelouse.
Son verdict a été clair: à ses yeux, l’ailier prenait systématiquement la mauvaise décision et son attitude sans ballon n’a pas convaincu davantage. Ibrahimovic est allé jusqu’à expliquer que, s’il avait été à la place de Thomas Tuchel, il aurait procédé à un changement dès la mi-temps, jugeant la première période du joueur insuffisante de bout en bout.
La formule est sévère, presque brutale, mais elle résume bien le décalage entre le résultat collectif et l’impact individuel de Madueke. Dans un match à élimination directe, où chaque prise de balle compte, son manque de justesse a sauté aux yeux. Surtout, il n’a jamais semblé installer le moindre doute chez son défenseur.
Gary Neville détaille les limites techniques de Noni Madueke
Gary Neville, lui aussi, s’est penché sur la copie rendue par l’ailier anglais. Son approche a été moins frontale que celle d’Ibrahimovic, mais plus technique. L’ancien capitaine de Manchester United a surtout insisté sur la qualité du dernier geste, notamment dans les centres.
Selon lui, le problème vient du rythme de course de Madueke à l’approche du ballon. Neville a expliqué qu’un joueur qui centre mal le fait souvent parce que sa foulée n’est pas réglée au bon tempo. À ses yeux, l’Anglais arrive trop vite sur ses actions, sans suffisamment ralentir pour ajuster son geste.
Dans ce type de situation, Neville rappelle qu’un ailier lancé à pleine vitesse dispose en réalité de peu d’options: centrer fort devant le but, remettre en retrait à ras de terre, ou lever le ballon au second poteau. Encore faut-il avoir choisi avant d’exécuter. C’est précisément ce qui aurait manqué à Madueke contre la Norvège.
L’analyse va plus loin qu’une simple critique de surface. Neville laisse entendre que l’ailier veut parfois trop bien faire, peut-être en cherchant la passe parfaite ou le centre spectaculaire. Or, à ce niveau, la simplicité maîtrisée reste souvent la meilleure arme.
Pourquoi les grands ailiers ne laissent rien au hasard
Gary Neville a aussi élargi le débat en évoquant ce qui distingue les meilleurs joueurs de couloir. Contrairement à une idée répandue, il ne considère pas l’imprévisibilité comme la qualité première d’un grand ailier. Pour lui, les plus forts sont souvent ceux que l’adversaire connaît déjà… sans réussir à les arrêter.
Il a cité plusieurs références pour illustrer son propos: Riyad Mahrez, Mohamed Salah, Thierry Henry ou encore David Beckham. Tous avaient, selon lui, des gestes identifiables, presque annoncés, mais exécutés avec une telle précision qu’ils en devenaient imparables.
Le message est limpide pour Madueke. Un ailier n’a pas besoin d’inventer à chaque ballon. Il doit surtout posséder deux ou trois armes fortes, répétées avec suffisamment de justesse pour devenir une menace permanente. Or, face à la Norvège, l’Anglais n’a jamais donné cette impression de maîtrise.
L’Angleterre file en demi-finale avant un énorme choc contre l’Argentine
Le paradoxe de la soirée est là: malgré la copie ratée de Madueke, l’Angleterre continue son parcours. Menée par la Norvège après le but d’Andreas Schjelderup, elle a trouvé les ressources pour revenir puis l’emporter 2-1 après prolongation. Jude Bellingham a été l’homme du match, avec un doublé décisif au meilleur moment.
Cette qualification propulse les Anglais dans le dernier carré, où les attend désormais l’Argentine. L’Albiceleste a, elle aussi, dû passer par la prolongation pour éliminer la Suisse sur le score de 3-1, après un nul 1-1 au terme du temps réglementaire. La demi-finale est programmée au mercredi 15 juillet à 20 heures.
À ce stade de la compétition, chaque détail compte davantage. La qualification masque souvent certaines fragilités, mais elle ne les efface pas. Le cas Madueke pourrait donc rapidement devenir un sujet pour le staff anglais, surtout avant une affiche d’un tout autre poids contre Lionel Messi et les siens.
Thomas Tuchel devra décider s’il maintient sa confiance à l’ailier ou s’il ajuste son animation offensive. Une chose est sûre: après une telle exposition médiatique et des critiques aussi appuyées, la prochaine sortie de Madueke sera observée de près. Pour suivre l’actualité de la compétition, le calendrier et les résultats officiels, la FIFA reste la référence.