Classement FIFA: le Maroc s’installe encore plus haut, la Côte d’Ivoire met la pression sur l’Algérie
Le classement FIFA place plus que jamais le Maroc au sommet du football africain. Au lendemain de la Coupe du monde 2026, les Lions de l’Atlas gagnent encore un rang et s’installent à une remarquable 6e place mondiale, pendant que la hiérarchie continentale bouge derrière eux, avec une Côte d’Ivoire en net rapprochement de l’Algérie.
Ce nouveau pointage officialisé par la FIFA confirme une tendance déjà visible durant le Mondial. Le Maroc n’est plus seulement la première nation africaine au classement: il creuse désormais l’écart. En tête du continent depuis trois ans et demi, la sélection marocaine continue d’avancer avec constance, portée cette fois par un parcours jusqu’en quarts de finale.
Cette progression n’a rien d’un simple ajustement comptable. Elle récompense une campagne solide, marquée notamment par l’élimination des Pays-Bas aux tirs au but après un nul 1-1, le 30 juin. Dans le même temps, les résultats moins favorables du Portugal et d’autres concurrents directs ont ouvert un peu plus la voie aux Marocains sur l’échiquier mondial.
Classement FIFA: le Maroc confirme son statut de patron africain
La première information forte de cette mise à jour reste donc marocaine. En grimpant au 6e rang mondial, le Maroc ne se contente pas de défendre sa place de numéro un africain: il donne davantage de poids à son statut. À cette échelle, la régularité compte autant que l’exploit, et les Lions de l’Atlas en offrent aujourd’hui les deux visages.
Le Sénégal reste, lui, le dauphin continental. Mais les Lions de la Téranga reculent sur le plan mondial et se retrouvent désormais 18es, soit trois places de moins. Leur parcours au Mondial, stoppé dès les 16es de finale avec une seule victoire en quatre matches, a logiquement freiné leur dynamique.
Derrière ce duo, le podium africain change de visage. L’Égypte grimpe à la 3e place continentale et au 24e rang mondial. Son parcours s’est arrêté en huitièmes de finale, mais la résistance offerte face à l’Argentine, future finaliste, a visiblement pesé dans l’évaluation globale. Les Pharaons dépassent ainsi le Nigeria, désormais 4e en Afrique et 26e au monde, pénalisé par son absence à la Coupe du monde.
L’Algérie sous pression, la Côte d’Ivoire revient fort
C’est sans doute le mouvement le plus surveillé en Afrique de l’Ouest et du Nord. L’Algérie glisse à la 5e place africaine et au 29e rang mondial. Une petite baisse sur le papier, mais un signal plus significatif dans la lecture d’ensemble: les Fennecs voient revenir juste derrière une Côte d’Ivoire de plus en plus menaçante.
Les Éléphants occupent désormais la 6e place africaine et la 31e mondiale, avec un gain de deux rangs. Surtout, leur progression repose sur des performances qui ont laissé une impression solide. La sélection ivoirienne a réussi à battre l’Équateur, tout en poussant l’Allemagne puis la Norvège dans leurs retranchements. Même sans aller plus loin que les 16es de finale, elle sort du tournoi avec du crédit.
Pour l’Algérie, l’inverse est vrai. L’élimination en 16es de finale, jugée décevante au regard des attentes, coûte cher dans un classement où la moindre contre-performance se paie vite. L’écart n’est pas encore comblé, mais la tendance devient nette: la Côte d’Ivoire se rapproche et peut envisager, à moyen terme, un dépassement si cette dynamique se confirme.
La RDC et l’Afrique du Sud profitent de la Coupe du monde
Juste derrière ce bloc, la RD Congo signe l’une des plus belles progressions africaines. Les Léopards montent à la 7e place continentale et au 41e rang mondial, avec un bond de cinq places. Leur retour sur la scène mondiale, conclu par une qualification historique pour la phase à élimination directe, donne une vraie valeur à cette ascension.
Ce mouvement permet à la RDC de dépasser le Cameroun, désormais 8e en Afrique et 43e au monde. L’absence des Lions Indomptables au Mondial continue de peser, sportivement comme symboliquement. Le Mali, lui, conserve une position stable dans le top 10 africain, au 9e rang continental et à la 53e place mondiale.
L’Afrique du Sud complète ce top 10 après une belle embellie. Les Bafana Bafana gagnent six places au classement mondial, grimpent au 54e rang et profitent de leur qualification en 16es de finale pour s’installer à la 10e place africaine. Pour une sélection de retour sur la scène mondiale 16 ans après sa précédente participation, le signal est fort.
La Tunisie décroche, le Cap-Vert et le Ghana avancent
Le grand perdant africain de cette mise à jour est la Tunisie. Les Aigles de Carthage quittent le top 10 continental et tombent à la 11e place africaine, au 57e rang mondial. La chute est brutale: 12 places perdues au niveau FIFA, soit le plus fort recul signalé dans cette actualisation.
Le bilan tunisien au Mondial explique cette dégringolade. La sélection nord-africaine a quitté le tournoi dès le premier tour, avec trois défaites en trois matches, 12 buts encaissés et seulement 2 inscrits. Parmi les représentants africains, elle est la seule à avoir été éliminée aussi tôt, et cela se reflète immédiatement dans la hiérarchie.
Un peu plus bas, le Burkina Faso reste 12e africain sans bouger. Le Cap-Vert, en revanche, continue sa progression et grimpe à la 13e place continentale. Pour une première participation mondiale, son parcours jusqu’aux 16es de finale, ponctué d’une sortie honorable face à l’Argentine, lui permet de dépasser le Ghana. Les Black Stars, malgré cela, n’ont pas à rougir: ils gagnent huit places au classement mondial et remontent au 14e rang africain.
Le top 20 africain se resserre après le Mondial 2026
Dans la deuxième moitié du top 20 africain, les écarts restent modestes mais quelques mouvements méritent d’être relevés. La Guinée reste 15e, tandis que le Gabon passe devant l’Angola pour prendre la 16e place. L’Ouganda, la Zambie et le Bénin ferment ce top 20 sans changement majeur.
Au total, ce classement dessine une photographie assez fidèle du Mondial 2026 côté africain. Les sélections qui ont existé dans le tournoi, même sans aller très loin, sont récompensées. Celles qui ont déçu ou manqué le rendez-vous reculent. Le Maroc domine, le Sénégal résiste, l’Égypte remonte, et la Côte d’Ivoire s’invite de plus en plus sérieusement dans la course aux toutes premières places africaines.
Pour les Éléphants, le message est clair. Le retard sur l’Algérie n’a pas disparu, mais il a fondu. Et dans un classement où chaque campagne internationale peut redistribuer les cartes, cette montée en puissance ivoirienne mérite d’être suivie de près.