Guardiola dans le viseur de l’Italie pour ouvrir une nouvelle ère
Pep Guardiola est au cœur d’une piste très ambitieuse de la Fédération italienne de football. Le nom de l’ancien entraîneur de Manchester City circule avec insistance pour prendre les commandes de la sélection italienne, en quête d’un nouveau souffle après une nouvelle désillusion sur la route du Mondial.
Libre depuis son départ de Manchester City à l’issue de la saison 2025-2026, le technicien espagnol attire déjà l’attention au-delà du football de clubs. Après dix ans à l’Etihad, trois saisons au Bayern Munich et quatre ans au FC Barcelone, son profil séduit naturellement pour un projet de sélection. Son expérience, sa méthode et son aura en font un candidat à part.
L’Italie tente de convaincre Guardiola
La Fédération italienne ne serait pas restée les bras croisés. Paolo Maldini, directeur technique de la FIGC, et son conseiller Leonardo se seraient rendus en Espagne pour échanger directement avec Guardiola. L’objectif est clair: présenter un projet capable de le convaincre de prendre en main la Nazionale.
Les discussions auraient duré trois jours, le temps d’exposer à l’entraîneur catalan la vision des dirigeants italiens. Dans leur esprit, Guardiola représente l’homme idéal pour lancer une nouvelle phase du football italien. D’autres noms ont aussi été évoqués, dont Roberto Mancini et Andrea Pirlo, mais le dossier Guardiola semble avoir pris une dimension particulière.
Ce rapprochement intervient alors que l’Italie traverse une période délicate. Championne du monde 2006, la sélection a manqué une troisième Coupe du monde consécutive, une série noire qui a poussé Gennaro Gattuso à quitter son poste. Le besoin de changement est devenu évident, tant sur le plan sportif que symbolique.
Guardiola, un profil qui intrigue la sélection italienne
Le choix de Guardiola n’a rien d’anodin. Son parcours, marqué par des succès majeurs en club, lui donne une crédibilité rare pour transformer une sélection. À Manchester City, il a bâti une équipe dominante. À Barcelone et au Bayern Munich, il a laissé une empreinte tactique forte et durable.
Pour l’Italie, miser sur un entraîneur de ce calibre reviendrait à envoyer un signal fort. La FIGC chercherait ainsi à sortir d’une période marquée par les regrets, notamment depuis l’échec de la qualification pour le Mondial 2022 malgré le titre européen décroché à l’Euro 2020 sous Roberto Mancini. La stabilité espérée n’a pas résisté aux résultats.
Reste à savoir si Guardiola est prêt à entrer dans ce cycle. Pour l’heure, il n’a rien confirmé. Mais le simple fait que la fédération italienne se tourne vers lui montre à quel point elle veut frapper un grand coup. Pour suivre l’actualité du football mondial et les compétitions internationales, le site de la FIFA reste une référence incontournable.
Le désir de pause de Guardiola complique le dossier
Le frein principal tient sans doute à l’état d’esprit du technicien espagnol. À la fin de son aventure mancunienne, Guardiola a expliqué vouloir s’éloigner du banc pendant un temps. Il a parlé d’une pause nécessaire, motivée autant par sa vie de famille que par le besoin de souffler après des années au plus haut niveau.
Ses propos laissent peu de place à une décision précipitée. Il a dit vouloir passer davantage de temps avec son père, encore vivant, mais aussi avec ses enfants. Ce choix personnel pèse lourd dans l’équation, surtout après une carrière menée sans relâche au sommet du football européen.
L’Italie, elle, attend. La fédération espère encore retourner la situation, mais elle sait aussi que convaincre Guardiola ne sera ni simple ni rapide. Entre l’envie d’un projet neuf et le souhait du technicien de prendre du recul, le dossier reste ouvert. Et dans un football de sélections souvent imprévisible, ce type de rencontre peut parfois changer bien plus qu’un simple banc de touche.