Ramy Bensebaïni a longtemps figuré dans les plans du PSG


Ramy Bensebaïni a longtemps figuré dans les plans du PSG

Ramy Bensebaïni a bien failli rejoindre la liste des défenseurs que le Paris Saint-Germain avait sérieusement étudiés pour renforcer son couloir gauche. Avant de se tourner vers Lucas Digne, le club parisien avait retenu le nom de l’international algérien parmi ses priorités. Luis Campos voyait en lui un profil complet, capable d’apporter de la densité, de la rigueur et une vraie souplesse tactique.

Le dossier n’a pourtant jamais pris la tournure espérée par Paris. Entre les exigences du Borussia Dortmund, le niveau de rémunération du joueur et la volonté du principal intéressé de ne pas venir en simple solution d’appoint, les conditions n’étaient pas réunies. Le PSG a donc refermé cette piste pour avancer sur d’autres options.

Pourquoi le profil de Bensebaïni plaisait autant au PSG

Le défenseur algérien coche plusieurs cases recherchées par un club de très haut niveau. Il peut évoluer comme latéral gauche, mais aussi dépanner dans l’axe central. Cette polyvalence offre un avantage évident dans une saison longue, marquée par les blessures, les suspensions et les ajustements tactiques.

Son expérience a également pesé dans la réflexion parisienne. Bensebaïni connaît la Bundesliga et les rendez-vous européens, deux environnements exigeants où le moindre relâchement se paie cher. Pour un recrutement ciblé, ce vécu représente une garantie appréciable, surtout dans un secteur défensif où le PSG voulait de la fiabilité immédiate.

À 31 ans, le joueur du Borussia Dortmund n’entrait pas dans la catégorie des paris à moyen terme. Il apparaissait plutôt comme une option prête à l’emploi, capable d’apporter tout de suite. C’est précisément ce type de profil qui attire souvent les directions sportives lorsqu’elles cherchent à combler un besoin clair.

Le PSG freiné par Dortmund et par le salaire du défenseur algérien

Mais le montage du dossier s’est heurté à plusieurs blocages successifs. Dortmund n’a pas ouvert la porte à un départ de son défenseur, ce qui a considérablement réduit la marge de manœuvre du PSG. Sans accord du club allemand, la discussion ne pouvait évidemment pas aller bien loin.

Le salaire du joueur a constitué un autre point de friction. En Allemagne, Bensebaïni perçoit 4,5 millions d’euros par an, soit environ 2 925 000 000 FCFA. Un niveau de rémunération qui impose forcément une réflexion au moment d’entrer en négociation, surtout pour un joueur qui n’arrivait pas avec un statut de titulaire garanti à Paris.

Le défenseur lui-même n’était pas favorable à une arrivée dans ces conditions. Rejoindre le PSG pour occuper un rôle secondaire ne semblait pas correspondre à ses attentes. Dans ce type de dossier, la dimension sportive compte autant que les paramètres financiers, parfois davantage encore.

Ramy Bensebaïni, un cadre toujours précieux en club comme en sélection

Le profil de Bensebaïni reste pourtant très solide sur le marché. Son contrat avec Dortmund court jusqu’au 30 juin 2027 et sa valeur est actuellement estimée à 7 millions d’euros par Transfermarkt. Pour un club comme le PSG, cela ne rend pas l’opération impossible sur le papier, mais les conditions d’ensemble ont vite refroidi l’intérêt initial.

En sélection, l’Algérien conserve aussi une place importante dans l’équilibre collectif. Sa capacité à couvrir plusieurs zones de la défense en fait un joueur utile dans différentes configurations. Pour les Fennecs, ce genre de profil reste particulièrement précieux, surtout quand il s’agit d’absorber les variations de calendrier et de maintenir une base défensive stable.

Au final, le PSG a préféré s’orienter vers d’autres pistes pour muscler son effectif. Le nom de Bensebaïni aura donc circulé dans les bureaux parisiens, sans qu’un accord concret ne voie le jour. Une piste sérieuse, mais trop compliquée pour aboutir.

auteur

Kouadio Yao

Kouadio Yao a fondé Bookmakers225.ci. Début de carrière en 2015. Journaliste indépendant à Abidjan. Plusieurs publications sportives. Pigiste. De 2017 à 2020, rédacteur en chef dans un quotidien. Trois ans de rythme quotidien. En 2024, lancement de son propre site.…

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