Guardiola dit non à l’Italie et laisse la FIGC face à un nouveau casse-tête
Pep Guardiola a refusé de prendre les rênes de l’équipe d’Italie, un revers de taille pour la Fédération italienne au moment de rebâtir les Azzurri. Le technicien espagnol figurait pourtant tout en haut de la liste des prétendants pour succéder à Gennaro Gattuso, après un nouvel échec en qualification pour la Coupe du monde.
Cette décision pèse lourd. La FIGC espérait attirer un nom capable de relancer un projet abîmé par trois absences consécutives au Mondial. Le profil de Guardiola, fort de ses passages à Barcelone, au Bayern Munich et à Manchester City, avait naturellement pris une place centrale dans les discussions.
Un refus dicté par la famille et une vraie pause loin des bancs
En coulisses, les dirigeants italiens avaient même accepté de faire des efforts financiers inhabituels pour tenter de le convaincre. Giovanni Malago, président de la FIGC, avait laissé entendre que certaines “exceptions” budgétaires étaient envisagées pour rendre l’opération possible.
Mais l’ancien entraîneur de City a finalement choisi une autre voie. Après la fin de son long cycle de dix ans en Angleterre, il souhaite prolonger sa coupure avec le football professionnel et consacrer du temps à sa famille. Un choix personnel, lucide, qui referme la porte d’un défi pourtant prestigieux.
L’Italie explore d’autres pistes pour relancer son projet
Le refus de Guardiola oblige la Fédération à réorienter ses plans. D’après les informations disponibles, Carlo Ancelotti a aussi été sollicité pour le poste vacant, mais le sélectionneur du Brésil a préféré rester en place malgré la déception vécue lors du dernier Mondial.
Dans le même temps, plusieurs noms continuent de circuler. Roberto Mancini, artisan du sacre à l’Euro 2020, apparaît comme une option crédible pour un retour, tandis qu’Andrea Pirlo figure également parmi les candidats envisagés. Son parcours d’entraîneur reste pour l’heure contrasté, entre des expériences délicates à la Juventus et à la Sampdoria, même s’il dirige aujourd’hui Dubai United.
Une rentrée européenne déjà chargée pour les Azzurri
Au-delà du choix du futur sélectionneur, l’Italie doit déjà penser à ses prochains rendez-vous. La sélection retrouvera la compétition le 25 septembre face à la Belgique en Ligue des Nations, une affiche qui servira de premier test depuis la défaite aux tirs au but contre la Bosnie-Herzégovine en barrage qualificatif.
Cette reprise arrive dans un climat particulier. L’Italie cherche encore une direction claire, une identité forte et un nom capable de remettre le groupe sur de bons rails. Le prochain sélectionneur devra composer avec cette attente immédiate, mais aussi avec le poids d’une sélection qui n’a plus le droit à l’erreur sur la scène mondiale.