Al-Ahly confie son avenir à Houcine Ammouta, entraîneur marocain au palmarès continental


Al-Ahly du Caire a nommé le technicien marocain Houcine Ammouta à la tête de son équipe première, le club annonçant lundi 15 juin la signature d’un contrat de deux ans avec le coach de 56 ans. Cette décision marque une rupture franche avec la précédente direction technique : le Danois Jess Thorup quitte ses fonctions après une saison sans titre, résultat jugé inacceptable pour une institution qui demeure le club le plus titré du continent africain. La reprise des entraînements est fixée au 22 juin.

Un choix motivé par un palmarès continental solide

La direction cairote n’a pas opté pour un profil inconnu. Houcine Ammouta s’est construit une réputation singulière dans le football arabe et africain au cours des deux dernières décennies, accumulant des succès dans des contextes très différents. Son fait d’armes le plus symbolique – et le plus paradoxal au regard de cette nomination – reste sa victoire en Ligue des champions de la CAF en 2017 à la tête du Wydad Casablanca, précisément aux dépens d’Al-Ahly. Cette même saison, il avait conduit le Wydad au titre de champion du Maroc, s’imposant comme l’un des artisans du renouveau du club casablancais, souvent opposé à l’Ittihad Tanger dans des affiches suivies par les parieurs, comme le montre par exemple le pronostic Ittihad Tanger Wydad.

Son parcours ne se limite pas au Maroc. Avec le FUS Rabat, il avait décroché la Coupe de la Confédération africaine, autre compétition phare organisée par la CAF. Au Qatar, une expérience réussie avec Al Sadd avait démontré sa capacité à s’adapter aux exigences tactiques et humaines des championnats du Golfe. Ces étapes successives ont forgé un profil rare : un entraîneur capable d’opérer dans des environnements culturels distincts tout en maintenant des standards de résultats élevés.

De la sélection marocaine à la finale de la Coupe d’Asie : une carrière de bâtisseur

Au-delà des clubs, Ammouta a aussi exercé ses talents en sélection nationale, avec une efficacité remarquable. À la tête de l’équipe du Maroc locale – celle composée exclusivement de joueurs évoluant dans le championnat national -, il avait remporté le Championnat d’Afrique des nations (CHAN), compétition qui révèle souvent la profondeur réelle d’un football domestique.

Son passage à la tête de la Jordanie a constitué l’un des chapitres les plus inattendus de sa carrière. Conduire une sélection jusqu’en finale de la Coupe d’Asie des nations 2023 représentait une performance historique pour le football jordanien, pays dont le rayonnement continental reste traditionnellement limité. Cette capacité à sublimer des équipes dont le potentiel théorique est en deçà des favoris constitue précisément le profil recherché par Al-Ahly, club en quête d’un nouveau souffle après une saison décevante. Dans le même esprit, certaines nations africaines comme la Côte d’Ivoire face à l’Équateur cherchent aussi à bousculer la hiérarchie sur la scène internationale.

Sa dernière expérience, aux Émirats arabes unis avec Al Jazira, s’est en revanche soldée par un départ anticipé. Recruté en 2024 pour deux ans, il a été remercié un an plus tard en raison de résultats insuffisants. Un épisode qui rappelle que même les techniciens les plus aguerris restent exposés aux aléas du football de clubs, où les délais de confiance se réduisent d’une saison à l’autre.

Al-Ahly face à l’impératif du titre : contexte et enjeux

Al-Ahly n’est pas un club ordinaire. Fondé en 1907, il représente bien plus qu’une équipe de football en Égypte : il incarne une identité nationale, un héritage populaire considérable et une ambition continentale permanente. Son palmarès en Ligue des champions de la CAF fait de lui la référence absolue du football africain sur le plan comptable, et toute saison sans titre majeur est vécue comme un échec structurel, indépendamment des circonstances.

Le départ de Jess Thorup illustre la pression inhérente au poste. L’entraîneur danois, dont le profil européen était censé apporter une méthodologie moderne, n’a pas réussi à convaincre sur la durée. Le recrutement d’Ammouta traduit un changement de philosophie : Al-Ahly mise désormais sur un technicien dont la connaissance du football africain et arabe est intime, et dont la capacité à gérer des vestiaires à forte culture footballistique est éprouvée. Pour les supporters et parieurs ivoiriens, suivre ce type de trajectoire passe aussi par le choix de plateformes adaptées, comme les principaux bookmakers disponibles en Côte d’Ivoire.

Yasser Radwan, ancien latéral du club, intégrera le staff en qualité d’entraîneur adjoint, assurant une continuité institutionnelle précieuse. La préparation estivale, qui débutera le 22 juin, sera le premier test grandeur nature pour Ammouta : bâtir rapidement un collectif cohérent, imposer son identité de jeu et répondre aux attentes d’un club dont l’appétit en titres ne souffre aucun compromis. Dans un contexte où la Coupe du monde 2026 réécrit les règles du football mondial, la capacité d’Al-Ahly à rester dominant sur le continent africain sera observée de près.

auteur

Frank Zadi

Frank Zadi est originaire de San Pedro. En 2016, il était correspondant local. Il a ensuite collaboré avec des journaux nationaux en tant que pigiste. Il a travaillé dans une station de radio locale à Abidjan. Il travaille pour Bookmakers225.ci…

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