Coupe du monde 2026: Brésil-Norvège ravive les regrets de la Côte d’Ivoire
La Coupe du monde 2026 a laissé une nouvelle cicatrice chez les supporters ivoiriens. En voyant la Norvège sortir le Brésil sur le même score que face aux Éléphants, 2-1, beaucoup y ont vu la confirmation d’une occasion manquée. Quelques jours après l’élimination de la Côte d’Ivoire en 16es de finale, ce huitième de finale a ravivé un sentiment déjà bien installé: celui d’un immense gâchis.
Dimanche, la sélection norvégienne a encore frappé fort. Tombeuse des Éléphants le 30 juin, elle a cette fois écarté la Seleção pour filer en quarts de finale du Mondial 2026. Comme face aux Ivoiriens, Erling Haaland a pesé de tout son poids, au point de signer un doublé décisif. Le scénario n’a fait qu’alimenter l’amertume autour de la sortie ivoirienne.
Car au-delà du résultat, c’est surtout le visage montré par le Brésil qui a nourri les regrets. Aux yeux de nombreux observateurs et supporters, cette équipe brésilienne semblait loin d’être intouchable. D’où cette impression tenace: la route vers les quarts n’était peut-être pas fermée pour la Côte d’Ivoire.
La Norvège, encore bourreau, et le Brésil jugé prenable
Le constat est cruel pour les Éléphants. La même Norvège qui avait brisé leur parcours a ensuite éliminé le Brésil sans changer la nature de son exploit. Solidité, efficacité, Haaland au rendez-vous: la recette a encore fonctionné. Vu d’Abidjan et bien au-delà, cette performance a donné une autre lecture à l’élimination ivoirienne.
Beaucoup estiment en effet que la Seleção n’a pas affiché l’autorité attendue à ce niveau. La présence de joueurs majeurs, comme Vinicius Junior, n’a pas suffi à donner au Brésil une allure irrésistible. C’est précisément ce point qui fait mal aujourd’hui: si la Norvège a pu répéter son coup, alors la Côte d’Ivoire pouvait légitimement nourrir de plus grandes ambitions.
Sur les réseaux sociaux, les réactions ont rapidement traduit ce mélange de frustration et de regret. Plusieurs messages ont résumé l’humeur générale en une idée simple: l’affiche face au Brésil aurait dû concerner les Éléphants. Pour une partie du public ivoirien, ce huitième de finale a donc agi comme un rappel brutal de ce qui a échappé à la sélection.
Coupe du monde 2026: les choix d’Emerse Faé de nouveau questionnés
Avec ce sentiment d’occasion perdue, les critiques ont naturellement ressurgi autour du staff ivoirien. Le sélectionneur Emerse Faé se retrouve de nouveau au centre des débats, notamment sur sa gestion des hommes. Quand une élimination paraît évitable, chaque décision revient sous la loupe.
Un nom cristallise particulièrement les reproches: Franck Kessié. Le capitaine ivoirien est pointé du doigt pour son implication sur l’action du but décisif inscrit par Haaland à la 86e minute lors du 1-2 contre la Norvège. Son marquage jugé trop permissif est revenu dans de nombreux commentaires, au même titre que la confiance que lui a maintenue le sélectionneur.
Ces critiques ne résument évidemment pas à elles seules l’échec ivoirien. Mais elles disent quelque chose du climat actuel autour de la sélection. Quand l’adversaire qui vous a éliminé continue sa route, et qu’il le fait contre un Brésil considéré abordable, le débat sur les choix tactiques et humains devient inévitable.
Franck Kessié, entre remise en question et avenir incertain
La déception est d’autant plus forte que l’élimination a peut-être ouvert un tournant dans l’histoire récente des Éléphants. Au sortir de la rencontre perdue, Franck Kessié n’a pas fermé la porte à une retraite internationale. À chaud, le milieu ivoirien avait simplement expliqué qu’il était difficile de trancher dans un tel contexte, en laissant entendre que des décisions seraient prises plus tard.
Cette déclaration prend aujourd’hui un relief particulier. Le capitaine incarne à la fois l’expérience, le statut et, pour certains supporters, une part des limites affichées dans ce tournoi. Son avenir en sélection pourrait donc devenir l’un des prochains dossiers sensibles du football ivoirien.
En attendant, la frustration demeure intacte. La Norvège poursuit sa route, le Brésil est déjà dehors, et la Côte d’Ivoire regarde tout cela avec un mélange d’amertume et de regrets. C’est souvent ainsi que les grandes compétitions laissent leurs traces: non seulement par une élimination, mais aussi par l’idée persistante qu’un autre scénario était possible. Pour suivre l’actualité officielle du tournoi, les supporters peuvent consulter le site de la FIFA.