La Fédération égyptienne dément tout accord pour un match amical face au Maroc


Aucun accord n’a été conclu entre l’Égypte et le Maroc pour disputer un match amical, a affirmé une source officielle de la Fédération égyptienne de football (EFA) au média spécialisé FilGoal.com, contredisant directement des informations diffusées par plusieurs médias marocains. Ces derniers avaient pourtant laissé entendre que des discussions entre les deux fédérations étaient en bonne voie pour organiser une rencontre de prestige dans un avenir proche. Un démenti ferme, qui révèle autant sur l’état des relations entre les deux fédérations que sur les incertitudes qui entourent la planification sportive post-Mondial.

Un démenti officiel sans ambiguïté

« Il n’y a aucune vérité dans ce qui se dit sur un accord pour organiser un match amical entre les équipes nationales d’Égypte et du Maroc à ce stade », a déclaré la source au sein de l’EFA. Le ton est catégorique. La fédération prend soin de couper court à une spéculation qui prenait de l’ampleur dans la presse sportive nord-africaine, où l’idée d’un duel entre les Pharaons et les Lions de l’Atlas suscitait un intérêt certain.

La même source précise que toute décision concernant les prochains matches de préparation sera prise en concertation avec le sélectionneur Hossam Hassan, actuellement en vacances. « La Fédération attend de discuter des préparatifs de la prochaine phase avec Hossam Hassan après la fin de ses congés », a-t-elle ajouté. Ce processus de consultation, présenté comme incontournable, place de facto le technicien au centre du calendrier à venir – et illustre le poids croissant accordé aux entraîneurs nationaux dans les décisions opérationnelles des fédérations africaines.

Deux géants africains en phase de recalibrage

Le contexte de ce démenti n’est pas anodin. Les deux sélections sortent d’une Coupe du monde marquée par des parcours solides, mais stoppés dans les phases à élimination directe. L’Égypte a été éliminée en huitièmes de finale sur une défaite 3-2 face à l’Argentine, au terme d’un match accroché qui a témoigné du niveau atteint par les Pharaons sur la scène mondiale. Le Maroc, lui, a concédé en quarts de finale face à la France sur le score de 2-0, sans pour autant entamer sa réputation de force continentale majeure. Pour les amateurs de paris, ce type d’affiches rappelle l’intensité d’une finale comme Espagne-Argentine en Coupe du monde 2026.

Ces sorties prématurées – au regard des ambitions affichées – imposent aux deux staffs une période de bilan et de réorientation. Planifier des matches amicaux avant que les axes de travail pour la prochaine compétition ne soient définis reviendrait à brûler les étapes. C’est précisément ce que signale l’EFA en conditionnant toute annonce au retour de son entraîneur.

Le cap mis sur la CAN 2027

L’horizon immédiat pour les deux nations, c’est la qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations 2027, dont l’organisation a été confiée à un trio est-africain inédit : le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. La compétition est prévue entre juin et juillet 2027. Cette configuration tri-nationale représente un défi logistique considérable, tant pour les fédérations hôtes que pour les équipes participantes, qui devront composer avec des distances importantes entre les sites de jeu et des conditions climatiques variables.

Pour l’Égypte comme pour le Maroc, la qualification ne devrait pas constituer un obstacle majeur, au vu de leur niveau respectif et de leur régularité sur la scène continentale. Mais la gestion du calendrier de préparation, l’utilisation intelligente des fenêtres internationales et le choix des adversaires en matches amicaux restent des leviers décisifs. Un affrontement entre les deux équipes, s’il venait à être confirmé, offrirait une répétition générale de haute intensité, à même de tester des choix tactiques dans des conditions proches de celles d’un grand tournoi.

Une rivalité qui dépasse le cadre sportif

L’intérêt médiatique autour d’un potentiel Égypte-Maroc dépasse la simple logique de préparation. Ces deux nations incarnent deux modèles de développement du football africain : l’Égypte, recordwoman du titre de la CAN avec sept couronnes, s’appuie sur une culture footballistique dense et une base populaire immense ; le Maroc, lui, a construit ces dernières années une infrastructure moderne et une politique de détection internationale qui lui a permis d’intégrer durablement l’élite mondiale. Lorsqu’elles se croisent, ces deux équipes génèrent une attention qui dépasse les frontières de l’Afrique du Nord. Dans ce contexte, le choix du bon opérateur de paris, comme Betway Côte d’Ivoire, devient crucial pour les parieurs de la région.

Pour l’heure, le scénario d’une confrontation reste suspendu au retour de Hossam Hassan et aux décisions qui suivront. Jusqu’à ce que la fédération donne son feu vert, l’amical tant évoqué dans la presse marocaine n’existe que dans les spéculations. Ce qui, en soi, dit quelque chose sur la façon dont l’information circule entre les deux rives de cette rivalité. Dans le même temps, d’autres actualités du football africain, comme la vaste opération de renouvellements d’Al Ahly, montrent à quel point la région reste en pleine effervescence.

auteur

Kouadio Yao

Kouadio Yao a fondé Bookmakers225.ci. Début de carrière en 2015. Journaliste indépendant à Abidjan. Plusieurs publications sportives. Pigiste. De 2017 à 2020, rédacteur en chef dans un quotidien. Trois ans de rythme quotidien. En 2024, lancement de son propre site.…

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