Nasreddine Nabi a fait de son retour une priorité pour le mercato estival. L’entraîneur du Raja Casablanca souhaite convaincre Anas El Mahraoui de quitter la Russie pour relancer sa carrière au Botola Pro, un an à peine après son transfert vers l’Akhmat Grozny. Un dossier qui illustre les difficultés que rencontrent régulièrement les jeunes talents marocains lors de leur première expérience européenne.
Une expérience russe qui n’a jamais décollé
Arrivé à l’Akhmat Grozny à l’été 2025 en provenance du Meknes, pour un montant avoisinant les 600 000 euros et un contrat de quatre ans, El Mahraoui n’a jamais réussi à s’imposer dans l’effectif du club tchétchène. Faute de temps de jeu, il a été prêté en février 2026 à l’Orenburg, un club évoluant également en Premier League russe, dans l’espoir de retrouver du rythme. Le pari n’a pas porté ses fruits : huit apparitions seulement, entre championnat et Coupe de Russie, pour un total de 191 minutes disputées, sans but ni passe décisive à la clé. Son prêt s’est achevé le 30 juin 2026, avant un retour à la case départ à Grozny. Une situation qui rappelle les difficultés rencontrées par d’autres joueurs passés par la Russie, comme ceux impliqués dans Dynamo Moscou – Krylia Sovetov.
Nabi persuadé du potentiel du joueur
Ces statistiques modestes n’ont pas refroidi l’entraîneur du Raja. Nabi reste convaincu que le talent du joueur de 22 ans n’a pas disparu et qu’un environnement plus familier pourrait lui permettre de retrouver ses repères. C’est précisément à Meknes qu’El Mahraoui s’était fait remarquer, ses performances ayant suscité l’intérêt de plusieurs clubs marocains et arabes avant son départ pour la Russie. Ce parcours rappelle une réalité bien connue du football africain : l’exil européen, souvent perçu comme une consécration, ne garantit pas toujours l’épanouissement sportif, en particulier lorsque l’adaptation culturelle et le climat de compétition diffèrent radicalement du contexte d’origine.
Un mercato sous tension pour les Verts
La situation contractuelle incertaine du joueur à Grozny pourrait faciliter les négociations. Le Raja espère profiter de cette fenêtre pour boucler une opération jugée stratégique, à un moment où le club casablancais cherche à renforcer son secteur offensif en vue des prochaines échéances nationales et continentales. Les prochains jours devraient s’avérer déterminants : un accord rapide permettrait à El Mahraoui de retrouver de la continuité, tandis qu’un blocage prolongerait une situation déjà délicate pour un joueur dont le potentiel reste, aux yeux de beaucoup, largement intact. Ce dossier s’inscrit plus largement dans une tendance observée ces dernières saisons, où plusieurs clubs marocains cherchent à rapatrier des joueurs formés localement mais freinés dans leur progression à l’étranger, misant sur un environnement plus stable pour relancer leur carrière.
Pour suivre et parier sur ce type de mouvements et de performances, les supporters peuvent s’appuyer sur les principaux bookmakers disponibles en Côte d’Ivoire, tandis que d’autres talents africains continuent d’animer le marché des transferts, à l’image de ceux cités dans le mercato de Manchester City pour Ayyoub Bouaddi.