Mofokeng quitte Orlando Pirates et rejoint la Belgique pour écrire un nouveau chapitre


À 21 ans, Relebohile Mofokeng réalise le rêve que beaucoup de joueurs sud-africains de sa génération n’ont jamais eu la chance de concrétiser : une signature dans un club européen professionnel. Orlando Pirates a officiellement confirmé mercredi son transfert vers le Royale Union Saint-Gilloise, club de première division belge, mettant fin à des semaines de spéculations et marquant une étape importante pour le football sud-africain sur la scène internationale.

De Sharpeville aux feux de la Pro League belge

Né à Sharpeville, Mofokeng a gravi les échelons du football sud-africain à une vitesse remarquable. Repéré à l’École d’excellence nationale, il a été recruté par les rangs juniors d’Orlando Pirates à l’aube de la saison 2022/23, avant de s’imposer comme l’un des attaquants les plus électrisants de la DStv Premiership. Sa progression – du DStv Diski Challenge, réservoir de jeunes talents, jusqu’au statut de titulaire incontestable chez les Buccaneers – illustre une trajectoire peu commune dans un championnat où la patience est souvent imposée aux joueurs de son âge.

Son ancien entraîneur à l’École d’excellence, Masimanyane Xali, qui a accompagné ses premières années de formation, ne cache pas sa fierté. “Je suis heureux pour lui, je pense qu’il le mérite, je pense que c’est le bon moment pour lui de partir et je lui souhaite tout le meilleur”, a-t-il confié au site spécialisé KickOff. Pour Xali, la Belgique constitue un tremplin idéal pour un joueur issu du football sud-africain : “C’est un bon endroit pour un joueur venant d’Afrique du Sud pour commencer son parcours en Europe. Je pense qu’il va en bénéficier.” Pour suivre les performances de la sélection sud-africaine sur la scène mondiale, découvrez notre pronostic Afrique du Sud Canada mondial 2026.

La Pro League belge, une porte d’entrée crédible vers l’élite européenne

Le choix de la Belgique n’est pas anodin. La Pro League est depuis plusieurs années reconnue comme l’un des championnats les plus formateurs d’Europe pour les jeunes talents étrangers. Elle combine un niveau de jeu exigeant, une infrastructure professionnelle solide et une exposition aux compétitions européennes – autant d’éléments qui manquent souvent aux joueurs africains cherchant à franchir le cap. Des clubs comme le Club de Bruges, Anderlecht ou encore l’Union Saint-Gilloise ont démontré leur capacité à faire émerger des profils venus d’horizons divers.

L’Union SG, en particulier, a connu une ascension spectaculaire ces dernières années, retrouvant l’élite du football belge après des décennies dans les divisions inférieures, et se qualifiant pour des compétitions européennes. La perspective d’évoluer en Ligue des Champions UEFA n’est pas exclue : Xali l’évoque lui-même comme un horizon plausible. “Le club joue en Ligue des Champions UEFA, donc espérons qu’ils se qualifient pour les phases de groupes afin qu’il puisse vivre une saison complète en Ligue des Champions. Ça l’aiderait beaucoup”, a-t-il précisé. Pour mieux préparer vos paris sur les compétitions internationales, consultez aussi notre guide des bookmakers en Côte d’Ivoire.

Un départ qui dépasse le cadre sportif

Le transfert de Mofokeng s’inscrit dans une tendance plus large : celle de la montée en visibilité du football sud-africain sur le marché des transferts internationaux. Si l’Afrique du Sud a produit des joueurs évoluant à l’étranger par le passé, les mouvements vers les cinq grands championnats ou les ligues européennes de premier plan restent encore relativement rares pour des attaquants formés localement. Chaque transfert réussi contribue à modifier la perception des recruteurs européens vis-à-vis du vivier sud-africain.

Xali, quant à lui, se refuse à prodiger des conseils superflus à son ancien protégé. Il estime que la maturité et l’intelligence footballistique qui ont fait la singularité de “President Yama 2k” – le surnom affectueusement utilisé dans son entourage – sont précisément ce qui le rendra capable de s’adapter à son nouvel environnement sans perdre son identité. “Il doit simplement rester lui-même. Il doit rester le Rele que nous connaissons”, a-t-il conclu. C’est peut-être le conseil le plus lucide qui soit : dans les ligues européennes, les joueurs qui tentent de se réinventer trop vite échouent souvent là où ceux qui s’appuient sur leurs fondamentaux réussissent. Pour prolonger la lecture autour de son parcours, découvrez aussi comment Mofokeng quitte l’Afrique du Sud pour la Belgique après un Mondial historique.

auteur

Frank Zadi

Frank Zadi est originaire de San Pedro. En 2016, il était correspondant local. Il a ensuite collaboré avec des journaux nationaux en tant que pigiste. Il a travaillé dans une station de radio locale à Abidjan. Il travaille pour Bookmakers225.ci…

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