Roger De Sa quitte le staff des Black Stars après la Coupe du Monde 2026


Roger De Sa ne fait plus partie du staff technique du Ghana. L’entraîneur adjoint sud-africain a confirmé à KickOff Magazine que son contrat avec la Fédération ghanéenne de football (GFA) s’est achevé le 31 juillet, à l’issue de la Coupe du Monde 2026. Un départ sans ambiguïté pour lui, mais qui survient dans un contexte d’incertitude plus large autour de l’avenir du sélectionneur Carlos Queiroz.

Un contrat limité à la durée du tournoi

Dès sa signature, l’accord entre De Sa et la GFA était circonscrit au seul Mondial. « J’étais sous contrat jusqu’à fin juillet, c’est tout. Mon contrat portait uniquement sur la Coupe du Monde, et il se termine le 31 juillet », a-t-il déclaré sans détour. Ce type d’engagement à durée déterminée, calé sur un objectif précis, est devenu courant dans le football international. Il permet aux fédérations de s’attacher des compétences pointues sans engager des ressources sur le long terme, tout en laissant aux sélectionneurs la latitude de constituer un staff ad hoc selon les besoins du moment.

Âgé de 60 ans, De Sa a notamment exercé comme gardien de but professionnel en Afrique du Sud avant de se reconvertir en entraîneur. Son profil – conjuguant expérience continentale et connaissance approfondie du football africain – faisait de lui un auxiliaire naturel pour Carlos Queiroz, technicien portugais rompu aux grandes compétitions internationales après avoir notamment dirigé l’Iran et l’Égypte.

L’avenir de Queiroz reste flou

La question qui agite le milieu du football ghanéen porte moins sur le départ de De Sa que sur celui de Queiroz lui-même. Des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux ont laissé entendre que le sélectionneur principal aurait déjà quitté ses fonctions. De Sa s’est montré prudent sur ce point : « Je ne sais pas si c’est officiel qu’il soit parti ; je n’ai vu cela que sur les réseaux sociaux. Mais je ne pense pas que cela vienne de lui, parce qu’il m’aurait prévenu si c’était le cas. » Cette déclaration en dit autant sur la nature des relations au sein du staff que sur l’opacité des processus décisionnels à la GFA.

La question de la continuité à la tête d’une sélection après une grande compétition est toujours délicate. Les fédérations africaines, soumises à des contraintes budgétaires souvent sévères et à des pressions politiques internes, peinent parfois à offrir la stabilité que réclame la construction d’un projet sportif cohérent. Le Ghana ne fait pas exception à cette réalité structurelle, comme l’illustre plus largement la manière dont le football africain répète ses erreurs sur la scène mondiale.

Un Mondial convenable, mais une élimination au stade des huitièmes

Sur le plan sportif, le bilan de la campagne ghanéenne reste mitigé. Les Black Stars ont terminé troisièmes du Groupe L avec quatre points au compteur : une victoire contre le Panama à Toronto (1-0), un match nul face à l’Angleterre à Boston (0-0) et une défaite contre la Croatie à Philadelphie (2-1). Ce bilan leur a suffi pour figurer parmi les huit meilleures équipes classées à la troisième place et accéder ainsi au tour suivant – une règle propre à ce Mondial élargi à 48 équipes, qui a créé mécaniquement davantage de voies de qualification indirecte.

Leur parcours s’est arrêté en huitièmes de finale sur une défaite 1-0 face à la Colombie à l’Arrowhead Stadium de Kansas City. Un résultat décevant, mais qui ne résume pas à lui seul les difficultés rencontrées. De Sa a pointé un facteur logistique majeur souvent sous-estimé : « S’il y avait une difficulté, je pense que c’était les déplacements. Les villes étaient parfois très éloignées les unes des autres, avec des fuseaux horaires différents. Cela a un effet sur toutes les équipes. Les voyages sont assez éprouvants pour les joueurs. » Dans ce contexte, les observateurs suivront aussi avec attention des affiches comme Suisse – Colombie au Mondial 2026, qui permettront de mesurer l’impact de ces contraintes sur d’autres sélections.

Dans un tournoi réparti sur trois pays hôtes – les États-Unis, le Canada et le Mexique -, les contraintes de déplacement ont effectivement pesé sur l’ensemble des sélections. La récupération physique entre les matchs, déjà complexe à gérer dans un tournoi classique, devient un véritable défi logistique lorsque plusieurs heures de vol séparent deux villes-hôtes.

La suite : un calendrier chargé et des décisions urgentes

Le Ghana retrouvera la compétition en septembre avec un déplacement ou une réception de la Côte d’Ivoire dans le cadre des qualifications pour la Coupe d’Afrique des Nations 2027. Un choc continental aux enjeux forts, face à l’une des nations les plus en vue du football africain. La GFA devra, d’ici là, clarifier sa situation à la tête de l’équipe – que Queiroz soit reconduit, remplacé ou qu’un staff intérimaire soit désigné.

Pour Roger De Sa, le chapitre ghanéen se referme sereinement. Son départ ne constitue ni une rupture ni une surprise : il s’inscrit dans la logique d’un contrat honoré. Reste à savoir si la fédération saura tirer les enseignements de ce Mondial pour construire, enfin, un projet technique durable autour des Black Stars. Pour les supporters ivoiriens et ghanéens qui souhaitent prolonger l’expérience du tournoi, il est possible de comparer les offres des principaux opérateurs grâce à la page dédiée aux bookmakers en Côte d’Ivoire.

auteur

Frank Zadi

Frank Zadi est originaire de San Pedro. En 2016, il était correspondant local. Il a ensuite collaboré avec des journaux nationaux en tant que pigiste. Il a travaillé dans une station de radio locale à Abidjan. Il travaille pour Bookmakers225.ci…

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