Souleymane Cissé dénonce des pressions avant l’élection à la Fif


Souleymane Cissé dénonce des pressions avant l’élection à la Fif

Souleymane Cissé, candidat déclaré à la présidence de la Fédération ivoirienne de football, affirme subir des pressions à l’approche du scrutin fixé au 22 septembre. Le football ivoirien entre ainsi dans une séquence sensible, marquée par des manœuvres qu’il présente comme des tentatives d’intimidation pour le faire renoncer.

Le candidat dit ne pas céder à ce climat. Dans son entourage comme dans son discours public, le ton est resté ferme: plus les menaces se multiplient, plus sa détermination semble se renforcer. Il y voit moins un épisode personnel qu’un symptôme du malaise d’un système qui accepterait difficilement une candidature indépendante.

Le football ivoirien face au poids des rapports de force

Dans cette bataille électorale, Souleymane Cissé veut occuper une place à part. Il ne se présente pas comme un homme de clan, mais comme un dirigeant venu du terrain, de la formation et du management sportif. C’est précisément cette trajectoire qu’il met en avant pour se distinguer dans une élection où les équilibres traditionnels pèsent souvent lourd.

Son discours vise aussi à déplacer le débat. Plutôt que de s’enfermer dans une logique d’alliances ou de calculs, il insiste sur la compétence et sur sa connaissance du football à tous les niveaux. Le message est clair: il souhaite convaincre par son expérience, pas par les réseaux qui structurent habituellement ce type de scrutin.

Souleymane Cissé répond à la polémique sur sa nationalité

Au-delà des pressions dénoncées, le candidat doit aussi faire face à une controverse sur sa nationalité. Sur ce point, il affiche une sérénité revendiquée et rejette toute tentative de le sortir du débat sportif par des arguments qu’il juge hors sujet. Pour lui, la question ne devrait pas s’éloigner de l’objectif central: servir le football ivoirien.

Souleymane Cissé rappelle être revenu en Côte d’Ivoire pour répondre à l’appel du président Alassane Ouattara. Il affirme n’avoir consacré sa carrière qu’à une seule chose, le football, qu’il dit avoir connu sous toutes ses formes. Ce rappel lui permet d’insister sur son attachement au pays et sur sa volonté de rester au cœur du projet fédéral.

Dans son raisonnement, la polémique révèle surtout une faiblesse de fond: l’incapacité supposée de certains acteurs à accepter une candidature qui ne s’inscrit pas dans les circuits habituels. Il considère qu’on cherche désormais des arguments extra-sportifs pour écarter un profil qui veut simplement prendre part à la construction du football national.

Un test décisif pour rallier les clubs

Reste maintenant la question la plus concrète: transformer un intérêt diffus en soutien réel. Dans ce type d’élection, les présidents de clubs jouent un rôle déterminant, et Souleymane Cissé doit convaincre au-delà des sympathies de principe. C’est là que son projet sera jugé, sur sa capacité à fédérer sans s’appuyer sur les ressorts classiques du pouvoir fédéral.

Le défi s’annonce donc considérable. Entre les pressions qu’il dénonce, la polémique autour de son identité et les rapports de force déjà installés, sa campagne avance sur une ligne étroite. Mais le candidat semble avoir choisi une stratégie de résistance: rester dans la course, défendre sa légitimité et imposer, coûte que coûte, son propre récit.

auteur

Kouadio Yao

Kouadio Yao a fondé Bookmakers225.ci. Début de carrière en 2015. Journaliste indépendant à Abidjan. Plusieurs publications sportives. Pigiste. De 2017 à 2020, rédacteur en chef dans un quotidien. Trois ans de rythme quotidien. En 2024, lancement de son propre site.…

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