Mngqithi rejoint Young Africans et referme la porte sur un retour aux Bafana Bafana


Manqoba Mngqithi ne sera pas le prochain sélectionneur de l’équipe nationale sud-africaine. L’entraîneur a été officiellement présenté comme le nouveau technicien de Young Africans SC, le club tanzanien le plus titré du pays, mettant ainsi fin aux spéculations sur un possible retour dans le giron de la SAFA. Pour la Fédération sud-africaine de football, qui cherche un successeur à Hugo Broos, la liste des candidats crédibles vient de se raccourcir.

Un choix délibéré : la Ligue des champions africaine plutôt que la sélection

Mngqithi n’a pas caché ses motivations. « Je voulais me lancer dans la Ligue des champions et voir ce qui pouvait se passer », a-t-il déclaré à SABC Sport. « C’est un club ambitieux qui cherche à recruter des joueurs pour nous aider à atteindre nos objectifs. » Ce discours tranche avec celui d’un technicien qui attendrait passivement une offre de la fédération nationale. Il s’agit d’un choix de carrière assumé, orienté vers la compétition continentale plutôt que vers la reconstruction d’une équipe nationale en quête d’identité. Pour les amateurs de paris, un pronostic France Maroc CM 2026 illustre bien l’importance de ces grandes affiches africaines.

Young Africans – communément appelés Yanga – présentent un projet sérieux. Le club est présidé par Hersi Said, président de l’African Club Association, ce qui lui confère une influence réelle dans l’écosystème du football africain. La saison dernière, Yanga a remporté le championnat tanzanien avec deux points d’avance sur leur grand rival, Simba SC, malgré la séparation anticipée avec le technicien portugais Pedro Gonçalves à un mois de la fin de la compétition. La stabilité du vestiaire a donc suffi à conclure la saison en tête, ce qui témoigne d’une certaine solidité institutionnelle.

Un parcours forgé à l’ombre de Mosimane, puis à la lumière propre

Le profil de Mngqithi est celui d’un entraîneur formé dans les coulisses d’un géant. À Mamelodi Sundowns, il a d’abord occupé le rôle de premier assistant de Pitso Mosimane, à l’époque où le club remportait la Ligue des champions de la CAF en 2016. Lorsque Mosimane est parti vers d’autres horizons, Mngqithi a pris les rênes de l’équipe et maintenu les Sundowns à un niveau de compétitivité élevé dans le championnat sud-africain. Son passage à Lamontville Golden Arrows, club plus modeste, s’est conclu à la fin de la dernière saison, laissant un homme libre de ses choix et manifestement déterminé à franchir une nouvelle étape sur le continent.

La Tanzanie n’est pas terra incognita pour les entraîneurs issus du football sud-africain. Simba SC, le rival historique de Yanga, est actuellement dirigé par Steve Barker, un autre technicien sud-africain. Avant lui, Trott Moloto et Fadlu Davids ont également occupé ce banc. Du côté de Yanga, les noms qui ont précédé Mngqithi parlent d’eux-mêmes : Nasreddine Nabi, Miguel Gamondi, Luc Eymael, Sead Ramovic, Patrick Mabedi, Romain Folz – tous ont travaillé en Premier Soccer League. Le football est-africain s’impose ainsi comme une destination de plus en plus prisée par des entraîneurs qui cherchent à progresser dans une compétition continentale sans pour autant quitter leur zone de confort culturel et professionnel. Cette dynamique rejoint l’ambition de clubs comme Mamelodi Sundowns, récemment mis en lumière avec le recrutement de Mateo Tanlongo dans un projet détaillé dans un autre article.

La succession de Broos, une équation toujours sans solution

Le départ de Mngqithi vers Dar es Salaam repose une question que la SAFA esquive depuis plusieurs semaines : qui dirigera les Bafana Bafana après Hugo Broos ? Le contrat du sélectionneur belge arrive à expiration ce mois-ci. La fédération continue d’afficher publiquement sa confiance en Broos, mais les signaux contradictoires se multiplient et l’incertitude commence à peser sur la préparation de l’équipe nationale.

Pitso Mosimane reste le nom le plus fréquemment cité pour succéder au Belge. L’entraîneur, qui a mené l’Afrique du Sud à la Coupe d’Afrique des Nations 2019, puis Mamelodi Sundowns au sommet du football africain avant de tenter l’aventure en Égypte et en Arabie saoudite, représente un profil rare : une connaissance intime du football sud-africain combinée à une expérience internationale substantielle. Mais tant que la SAFA n’aura pas tranché officiellement sur l’avenir de Broos, le dossier restera ouvert – et les candidats crédibles, eux, n’attendent pas. Pour suivre et miser sur ces grandes compétitions, les parieurs ivoiriens peuvent s’appuyer sur les offres des bookmakers disponibles en Côte d’Ivoire.

auteur

Frank Zadi

Frank Zadi est originaire de San Pedro. En 2016, il était correspondant local. Il a ensuite collaboré avec des journaux nationaux en tant que pigiste. Il a travaillé dans une station de radio locale à Abidjan. Il travaille pour Bookmakers225.ci…

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