Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a confirmé qu’une audience se tiendra le 8 octobre à Lausanne pour trancher le litige opposant la Fédération sénégalaise de football (FSF), la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Près de sept mois après le dépôt de l’appel sénégalais, le 25 mars, l’identité du champion d’Afrique 2025 reste donc suspendue à la décision des arbitres lausannois.
Un contentieux né d’une finale interrompue
L’affaire trouve son origine dans les circonstances chaotiques de la finale de la CAN 2025, marquée par le départ des joueurs sénégalais du terrain pendant la prolongation, en signe de protestation contre un penalty accordé au Maroc. La CAF avait ensuite statué que le Sénégal avait abandonné la rencontre, entérinant une victoire marocaine par forfait sur le score de 3-0 et l’attribution du titre continental aux Lions de l’Atlas. La FSF conteste cette décision et demande au TAS de l’annuler purement et simplement, réclamant la reconnaissance officielle du Sénégal comme champion d’Afrique en titre.
Une procédure qui suit son cours ordinaire
Selon les précisions apportées par le TAS, aucune des parties n’a sollicité de procédure accélérée, ce qui explique le délai important entre le dépôt de l’appel et la tenue de l’audience. Cette temporalité n’a rien d’exceptionnel dans le contentieux sportif international : les affaires impliquant plusieurs fédérations et une instance continentale comme la CAF nécessitent souvent l’échange de mémoires, la constitution d’un panel arbitral et l’organisation d’auditions contradictoires. Le TAS a par ailleurs tenu à préciser qu’aucun verdict ne sera rendu le jour même de l’audience. Les arbitres entameront leurs délibérations à l’issue des débats, sans qu’un calendrier précis pour la décision finale ait été communiqué.
Une mise en garde contre les informations non officielles
Le tribunal a également jugé nécessaire de réagir à la multiplication d’informations circulant en ligne autour de ce dossier sensible, qui mobilise les opinions publiques sénégalaise et marocaine. Le TAS a rappelé que seules les communications diffusées par ses canaux officiels font foi, écartant ainsi les rumeurs et interprétations relayées sur les réseaux sociaux depuis plusieurs mois. Toute évolution de la procédure sera annoncée via ses plateformes de communication habituelles. Dans le même esprit de prudence, la CAF a déjà été au centre de débats sur l’organisation de ses compétitions, comme lors des discussions sur l’élargissement de la Ligue des champions africaine.
Un précédent pour la gouvernance du football africain
Au-delà du sort sportif de cette CAN, l’affaire interroge la capacité des instances africaines à gérer les situations de crise en compétition. Les incidents de fin de match, rares à ce niveau de compétition, posent la question des protocoles applicables lorsqu’une équipe quitte le terrain avant le coup de sifflet final. La décision du TAS, quel qu’en soit le sens, fera vraisemblablement jurisprudence pour la CAF et pourrait influencer les règlements disciplinaires des compétitions continentales à venir. Pour les passionnés qui suivent de près les grandes affiches internationales, il est déjà possible d’anticiper les chocs à venir, comme le montre ce pronostic Espagne Argentine finale CDM 2026, et de comparer les offres des opérateurs disponibles en consultant les meilleurs bookmakers en Côte d’Ivoire.