La CAF étudie l’élargissement de la Ligue des champions africaine, Motsepe temporise


La demande de la Fédération égyptienne de football d’accorder trois places à ses clubs dans la Ligue des champions de la CAF, au lieu de deux actuellement, place la confédération africaine face à une question de gouvernance délicate. Interrogé mercredi en conférence de presse, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a confirmé que le dossier était entre les mains des instances compétentes, sans donner de calendrier ni d’orientation claire. Une réponse mesurée qui illustre les tensions persistantes entre les fédérations nationales les plus puissantes et l’autorité continentale.

Une requête égyptienne aux arguments solides

Hany Abo Rida, président de la Fédération égyptienne de football, a officiellement soumis à la CAF une demande d’élargissement du contingent égyptien en Ligue des champions. L’Égypte, l’un des pays les plus titrés du football africain, enverra la saison prochaine le champion Zamalek et le vice-champion Pyramids représenter le pays sur la scène continentale. La fédération égyptienne estime que la profondeur de son championnat justifie une représentation plus large.

L’argument est loin d’être sans fondement. Le football égyptien dispose d’une infrastructure solide, d’un vivier de clubs historiquement compétitifs au niveau continental, et d’un championnat qui figure parmi les plus relevés du continent. Zamalek et Al Ahly comptent à eux seuls parmi les clubs les plus décorés de l’histoire de la Ligue des champions africaine. Accorder une troisième place reviendrait à reconnaître ce poids spécifique – mais ouvrirait inévitablement la porte à des revendications similaires de la part d’autres fédérations. Dans cette optique, les performances récentes de clubs émergents en Afrique et ailleurs, à l’image de certaines affiches comme Bodo Glimt – HamKam, nourrissent aussi la réflexion sur la compétitivité réelle des différents championnats.

Motsepe renvoie la décision aux instances supérieures

Face aux journalistes, Motsepe a choisi la prudence. « Lorsque nous recevons une demande, nous l’étudions avec les instances supérieures et spécialisées de la CAF », a-t-il déclaré, ajoutant que « ces décisions doivent obtenir l’approbation des instances supérieures, qui étudient ce dossier ». Une formulation volontairement neutre, qui ne ferme aucune porte mais n’en ouvre pas davantage.

Ce type de réponse est caractéristique de la gestion institutionnelle des sujets sensibles au sein des confédérations sportives continentales. Modifier la structure d’une compétition – même en ajoutant quelques places – engage des équilibres délicats entre nations membres, critères sportifs, droits télévisuels et intérêts commerciaux des sponsors. La CAF, qui a déjà considérablement réformé son format de Ligue des champions ces dernières années en s’inspirant du modèle UEFA, sait que chaque ajustement peut faire jurisprudence. Dans ce contexte, le rôle des opérateurs de paris sportifs, comme ceux présentés dans la rubrique bookmakers, devient également un paramètre économique non négligeable.

Un débat qui dépasse le simple quota national

La question posée par l’Égypte touche à un problème plus fondamental : comment concilier la représentativité géographique du continent africain avec la compétitivité sportive d’une élite restreinte de championnats ? Plusieurs ligues africaines – notamment marocaines, sud-africaines, tunisiennes ou encore congolaises – disposent de clubs capables de peser dans la compétition. Toute modification du système de qualification doit donc tenir compte de l’ensemble de l’écosystème, et non d’une seule fédération, aussi influente soit-elle.

Par ailleurs, l’augmentation du nombre de places par pays soulève des questions d’équité sportive : si la troisième équipe d’un grand championnat intègre la compétition continentale, elle le fait au détriment d’un club issu d’une nation dont le football est moins développé, mais dont la représentation dans la compétition a une valeur structurante pour son développement. La CAF devra trancher entre deux logiques légitimes : la méritocratie des meilleurs championnats et l’inclusion géographique de l’ensemble du continent. Ce débat fait écho à d’autres dossiers impliquant la Fédération égyptienne, comme lorsqu’elle a récemment dû clarifier sa position sur un possible match amical, sujet abordé dans La Fédération égyptienne dément tout accord pour un match amical face au Maroc.

Une décision qui attendra les arbitrages internes

La balle est désormais dans le camp des comités exécutifs et techniques de la CAF. Aucune décision ne sera annoncée avant que ces organes se soient réunis et aient statué formellement. Motsepe, en homme d’appareil rompu aux équilibres politiques du football africain, n’avait aucun intérêt à trancher seul et en public. Ce silence calculé préserve l’unité de façade de la confédération, même si en coulisses, les négociations entre fédérations membres s’annoncent vives.

Pour l’Égypte, l’issue de cette demande aura des répercussions concrètes dès la prochaine saison. Pour la CAF, c’est une occasion de clarifier – ou de différer – les principes qui guident l’organisation de sa compétition phare. Les passionnés de football africain suivront ces évolutions tout en continuant à s’intéresser aux grandes affiches internationales et aux analyses de paris proposées dans la section pronostics, à l’image du pronostic Espagne – Argentine finale CDM 2026.

auteur

Frank Zadi

Frank Zadi est originaire de San Pedro. En 2016, il était correspondant local. Il a ensuite collaboré avec des journaux nationaux en tant que pigiste. Il a travaillé dans une station de radio locale à Abidjan. Il travaille pour Bookmakers225.ci…

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