Brésil – Norvège: Ancelotti refuse tout plan anti-Haaland avant un huitième sous tension


Brésil – Norvège: Ancelotti refuse tout plan anti-Haaland avant un huitième sous tension

Le plan anti-Haaland n’existera pas, du moins pas dans l’esprit de Carlo Ancelotti. À quelques heures du huitième de finale entre le Brésil et la Norvège, disputé dans le New Jersey, le sélectionneur de la Seleção a balayé l’idée d’un dispositif spécial pour neutraliser Erling Haaland. Son message est clair: ses défenseurs savent déjà à quoi s’attendre, et le Brésil devra surtout être fidèle à son propre niveau pour rallier les quarts.

La sortie n’a rien d’anodin. En face, il y aura l’un des attaquants les plus redoutables du tournoi, déjà auteur de cinq buts dans cette Coupe du monde. Et plus largement, un avant-centre aux chiffres impressionnants avec la Norvège: 60 réalisations en 53 sélections chez les A. De quoi attirer naturellement toute l’attention, même si Ancelotti préfère déplacer le débat vers le collectif.

Pas de plan anti-Haaland, mais une confiance affichée par Ancelotti

Le technicien italien n’a pas cherché à entretenir le suspense tactique. Pour lui, il n’y a pas de recette miracle contre Haaland, ni de mission individuelle à annoncer publiquement. Il a rappelé que ses défenseurs ont déjà croisé l’attaquant norvégien à plusieurs reprises et qu’ils connaissent parfaitement son registre.

Ce discours en dit long sur la ligne choisie par le Brésil. Ancelotti mise d’abord sur l’expérience de sa charnière centrale, composée de Gabriel et Marquinhos, souvent présentée comme l’une des plus solides du tournoi. Face à un joueur aussi puissant, aussi direct et aussi clinique dans la surface, cette assurance devra maintenant être validée sur le terrain.

Le sélectionneur brésilien estime d’ailleurs que son groupe aborde ce rendez-vous dans de bonnes dispositions physiques et mentales. Il a néanmoins insisté sur un point: son équipe n’a pas encore fini sa montée en puissance. Le Brésil reste invaincu après quatre matches, mais il n’a pas totalement dissipé les doutes sur sa maîtrise.

La victoire arrachée au bout du suspense contre le Japon au tour précédent a renforcé la confiance, sans faire disparaître toutes les zones d’ombre. C’est sans doute ce qui rend ce huitième particulièrement intéressant: le Brésil avance encore avec une marge de progression, mais il arrive aussi avec la certitude d’avoir su survivre à un match très exigeant.

Le duel Haaland – défense brésilienne au cœur de Brésil – Norvège

Il sera difficile, malgré les précautions d’Ancelotti, de ne pas résumer une partie de l’affiche à ce choc entre Haaland et l’axe défensif brésilien. L’avant-centre norvégien pèse à lui seul 50% des buts inscrits par sa sélection dans ce Mondial 2026. Cela dit beaucoup de son influence, mais aussi de la dépendance offensive de la Norvège à son égard.

Gabriel et Marquinhos auront donc une responsabilité majeure. Leur mission ne consistera pas seulement à gagner les duels aériens ou les contacts. Il faudra aussi contrôler les espaces, empêcher les centres d’arriver dans de bonnes conditions et limiter les transitions rapides, secteur dans lequel la Norvège peut faire très mal.

Ancelotti l’a d’ailleurs reconnu de manière implicite: l’adversaire du soir n’est pas seulement Haaland. La Norvège est décrite par le staff brésilien comme une équipe structurée, organisée et dangereuse vers l’avant. En d’autres termes, le Brésil ne pourra pas se contenter de verrouiller un homme. Il devra répondre à un bloc cohérent, capable de jouer juste et de punir la moindre baisse d’attention.

Pour suivre l’évolution du tournoi et son cadre officiel, les informations de la FIFA restent la référence.

La Norvège assume son statut d’outsider avant Brésil – Norvège

Dans le camp norvégien, Stale Solbakken n’a pas tenté le bluff. Le sélectionneur a reconnu la supériorité théorique des quintuples champions du monde et accepte l’étiquette d’outsider. Son discours est lucide: si la Norvège n’évolue pas à son niveau maximum, elle n’aura pratiquement aucune chance de faire tomber le Brésil.

Cette prudence ne veut pas dire résignation. Solbakken sait que son équipe a des arguments, à commencer par sa discipline collective et la présence d’un attaquant capable de changer un match sur une seule action. Il a aussi souligné la qualité de la charnière brésilienne, preuve qu’il s’attend à un véritable combat dans la zone décisive.

Le parcours récent de la Norvège lui donne quelques raisons d’y croire. Le choix de ménager la majorité des titulaires lors du dernier match de groupe contre la France a ensuite porté ses fruits, puisque les Scandinaves ont éliminé la Côte d’Ivoire au tour suivant. L’équipe arrive donc avec un peu plus de fraîcheur et l’idée d’avoir préparé au mieux ce rendez-vous.

Reste que le défi change de dimension. Affronter le Brésil en phase à élimination directe, avec une place en quarts à la clé, oblige à une précision presque parfaite. Solbakken l’a résumé sans détour: son équipe devra livrer un très grand match, dans tous les secteurs.

Un huitième chargé d’enjeux et de petits signaux historiques

Au-delà du face-à-face entre Ancelotti et Haaland, cette affiche transporte quelques données qui nourrissent l’avant-match. Le seul précédent entre les deux nations en Coupe du monde remonte à 1998, avec une victoire 2-1 de la Norvège à Marseille. Ce souvenir est ancien, mais il rappelle que l’histoire n’interdit pas l’exploit scandinave.

Autre statistique plus troublante pour le Brésil: depuis 2002, la Seleção a été battue par la première équipe européenne croisée en phase à élimination directe à chaque Coupe du monde. Ce n’est pas une vérité de terrain, mais c’est un élément qui ajoute une légère tension autour d’un favori encore en quête de match référence.

Pour la Norvège, l’enjeu est immense. Une qualification ouvrirait les portes des quarts de finale pour la première fois de son histoire dans la compétition. Pour le Brésil, il s’agit moins d’écrire une première que de confirmer son rang, tout en montrant enfin un visage plus autoritaire.

Le décor est donc posé: un Brésil invaincu mais encore discuté, une Norvège ambitieuse mais réaliste, et Haaland comme point de fixation permanent. Ancelotti, lui, refuse de réduire ce huitième à un seul homme. Son pari est simple: la solidité de son équipe primera sur toute obsession individuelle. Il ne reste plus qu’à voir si, face à un tel buteur, cette conviction tiendra 90 minutes ou davantage.

auteur

Frank Zadi

Frank Zadi est originaire de San Pedro. En 2016, il était correspondant local. Il a ensuite collaboré avec des journaux nationaux en tant que pigiste. Il a travaillé dans une station de radio locale à Abidjan. Il travaille pour Bookmakers225.ci…

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