Le Mondial entre dans sa phase critique avec deux affiches de prestige programmées ce lundi en huitièmes de finale : une rencontre Espagne-Portugal qui ravive l’une des grandes rivalités ibériques du football international, suivie d’un duel USA-Belgique aux enjeux considérables. Mais avant même le coup d’envoi, c’est la Fédération internationale qui concentre les regards après une décision disciplinaire sans précédent en faveur des Américains. Pendant ce temps, la journée de dimanche a déjà redistribué les cartes avec deux résultats retentissants : l’élimination du Brésil et la qualification laborieuse de l’Angleterre.
Espagne-Portugal : une rivalité d’une intensité rare
Cinq confrontations en tournoi majeur, une victoire par équipe, trois matches nuls : les statistiques résument à elles seules le caractère indécis et haletant de la rivalité hispano-portugaise à ce niveau. Deux rencontres dominent les mémoires. En phase de groupes du Mondial 2018 en Russie, le match s’était soldé sur un 3-3 épique, marqué par un triplé de Cristiano Ronaldo qui avait maintenu le Portugal en vie à lui seul. Quatre ans plus tôt, la demi-finale de l’Euro 2012 avait accouché d’un 0-0 stérile, l’Espagne s’imposant finalement aux tirs au but pour rejoindre une finale qu’elle allait remporter.
Ce lundi, les simulations informatiques d’Opta accordent à l’Espagne de Luis de la Fuente le statut de favori : dans 49,2 % des 25 000 scénarios modélisés, la Roja s’impose dans le temps réglementaire. Le Portugal n’est donné gagnant dans les 90 minutes que dans 25,6 % des cas, tandis que 25,2 % des simulations aboutissent à une égalité, renvoyant le sort de la qualification vers une prolongation, voire une séance de tirs au but. L’histoire récente et la densité de l’effectif espagnol justifient ce léger avantage, mais l’expérience internationale accumulée par les joueurs portugais relativise tout pronostic. Pour affiner vos mises sur ce choc, consultez aussi notre pronostic Portugal Espagne détaillé.
USA-Belgique : un rapport de forces rééquilibré par les chiffres, perturbé par la politique
L’histoire du face-à-face entre les États-Unis et la Belgique oscille entre un souvenir glorieux et une longue série de revers. Après avoir battu la Belgique 3-0 lors de la toute première Coupe du monde en 1930, les Américains ont perdu les six confrontations suivantes, encaissant en moyenne 2,5 buts par match lors de cette séquence. La défaite 5-2 lors d’un match amical en mars dernier, disputé sur sol américain, a constitué un rappel brutal des lacunes défensives des États-Unis face à un collectif belge huilé.
Pourtant, Opta place les deux équipes à quasi-égalité : 37,2 % de probabilité de victoire américaine en temps réglementaire contre 36,5 % pour la Belgique, le reste des simulations conduisant à une prolongation. Ce relatif équilibre tranche avec l’historique récent et suggère que l’équipe américaine, portée par l’élan d’un tournoi à domicile, peut inverser la tendance. C’est dans ce contexte que la polémique autour de Folarin Balogun a éclaté, reléguant temporairement le football au second plan. Les tensions autour de cette décision ont déjà fait réagir les acteurs du match, comme le montre la sortie médiatique de Rudi Garcia dans Belgique-USA: Rudi Garcia s’emporte après le feu vert donné à Folarin Balogun.
Le joueur américain, qui avait écopé d’un carton rouge lors du tour précédent, aurait dû être suspendu automatiquement pour ce huitième de finale. La FIFA a pris la décision hautement inhabituelle de lever cette sanction, le rendant éligible pour affronter la Belgique. Selon une source proche du dossier, le président américain Donald Trump aurait directement contacté le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour demander un réexamen du cas. La Belgique a immédiatement protesté, et la décision est devenue l’un des sujets les plus commentés du tournoi. Au-delà du cas individuel, c’est l’indépendance des instances disciplinaires de la FIFA vis-à-vis des pouvoirs politiques qui se trouve questionnée, une préoccupation récurrente dans la gouvernance du football mondial.
Dimanche soir : Haaland élimine le Brésil, Bellingham sauve l’Angleterre
La journée de dimanche avait déjà frappé fort. Erling Haaland a conduit la Norvège à l’une des plus grandes victoires de son histoire, éliminant le Brésil 2-1 au MetLife Stadium. L’attaquant de Manchester City a inscrit les deux buts norvégiens après la mi-temps – une tête puissante sur Gabriel Magalhaes, puis une frappe basse qui a trompé Alisson Becker -, privant le Brésil d’une sixième étoile. La célébration collective du « Viking Row » norvégien, devenue virale en cours de tournoi, a une nouvelle fois envahi les réseaux sociaux. Pour les parieurs, ce résultat fait écho à notre analyse d’avant-match dans le pronostic Brésil Norvège.
Cette défaite a provoqué une annonce aussi attendue que lourde de signification : Neymar a confirmé sa retraite internationale au micro des journalistes, les yeux rougis. « Ça a commencé ici, au MetLife Stadium, et ça se termine ici. C’est fini », a déclaré l’attaquant de 34 ans, lui qui avait disputé son premier match avec la Seleção dans ce même stade du New Jersey en août 2010. Il quitte la scène internationale avec le record de buts all-time avec le Brésil, laissant derrière lui une décennie de blessures, de polémiques, mais aussi d’éclairs de génie qui ont redéfini les attentes placées sur ses épaules.
En parallèle, l’Angleterre a arraché sa qualification dans la douleur face au Mexique coorganisateur, s’imposant 3-2 à l’Aztèque. Jude Bellingham a inscrit un doublé, Harry Kane a transformé un pénalty, mais Thomas Tuchel a vu son équipe souffrir jusqu’au bout contre des hôtes galvanisés par leur public. « C’était fou. Tout était contre nous. On a trouvé un moyen », a résumé Kane avec une sobriété éloquente. L’Angleterre retrouvera la Norvège en quarts de finale, dans un choc qui promet entre deux équipes dopées au momentum. L’autre quart confirmé opposera le Maroc à la France. Pour placer vos mises sur ces affiches, il sera essentiel de comparer les offres des principaux opérateurs comme Betway Côte d’Ivoire.