Un but de Cody Gakpo, une égalisation d’Issa Diop dans le temps additionnel, et voilà le Maroc et les Pays-Bas suspendus au verdict des tirs au but lors de leur huitième de finale du Mondial 2026, lundi à Monterrey. Pour les Lions de l’Atlas, l’exercice n’a plus rien d’inconnu : ils sont en pleine série de confiance, forts de trois réussites consécutives depuis la séance mémorable contre l’Espagne en 2022. Pour une analyse complète des enjeux de ce duel, consultez aussi notre pronostic Pays-Bas Maroc Mondial 2026.
Une série récente qui plaide en faveur du Maroc
Le bilan global du Maroc en tirs au but reste équilibré – quatre victoires pour quatre défaites en huit séances disputées depuis 1978. Mais ce qui importe dans l’immédiat, c’est la dynamique : les hommes de la sélection marocaine ont remporté leurs trois dernières séances, contre l’Espagne lors du Mondial 2022 (3-0, résultat particulièrement net), puis contre le Nigeria en demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 (4-2) et enfin contre le Sénégal en demi-finale du Championnat d’Afrique des nations 2025 (5-3).
Cette régularité n’est pas anodine. Les tirs au but mêlent préparation technique, solidité mentale et, inévitablement, une part d’imprévisible. Une équipe qui a récemment vécu plusieurs séances réussies aborde l’exercice avec des automatismes établis et une confiance collective difficile à quantifier mais réelle sur le terrain. Le Maroc dispose également d’une tradition de gardiens capables de peser dans ces moments : la séance contre l’Espagne en avait été l’illustration la plus éclatante.
Les Pays-Bas face à un test de sang-froid
Du côté néerlandais, la situation est différente. L’Oranje a ouvert le score par Gakpo, buteur qui avait déjà marqué lors du précédent Mondial, avant de se faire rejoindre dans les dernières secondes. Concéder une égalisation dans le temps additionnel constitue un choc psychologique dont l’effet peut se prolonger jusqu’à la séance de tirs au but. L’histoire des grandes compétitions regorge d’exemples où l’équipe qui a encaissé le but tardif est entrée dans les onze mètres avec un handicap mental visible.
Les Pays-Bas ont pourtant une longue culture du football de haut niveau et des ressources individuelles indéniables. Gakpo, précisément, est l’un des attaquants les plus en vue de sa génération européenne. Mais les tirs au but redistribuent les cartes : le statut de favori technique n’y confère aucune garantie. Dans un Mondial 2026 où les surprises se multiplient, comme le montre la façon dont le football africain s’impose au Mondial 2026, chaque détail mental compte.
Ce que l’histoire de l’épreuve enseigne
Depuis leur première séance en phase de qualification pour le Mondial 1978 – une défaite 5-3 face à la Tunisie -, les Marocains ont traversé toutes les configurations possibles de cet exercice : finales, quarts de finale, demi-finales de tournois continentaux ou mondiaux. Cette expérience cumulée, bien que jalonnée d’échecs, forge une culture collective de l’épreuve que les nations qui y sont rarement confrontées ne possèdent pas.
Le bilan complet des séances marocaines en dit long sur cette trajectoire :
- Victoire 4-2 contre le Nigeria – CAN 2025, demi-finale
- Victoire 5-3 contre le Sénégal – CHAN 2025, demi-finale
- Victoire 3-0 contre l’Espagne – Coupe du monde 2022, huitième de finale
- Défaite 5-7 contre l’Algérie – Coupe arabe FIFA 2021, quart de finale
- Défaite 2-5 contre le Bénin – CAN 2019, huitième de finale
- Victoire 4-2 contre la Libye – Coupe arabe FIFA 2012, finale
- Défaite 4-5 contre l’Algérie – CAN 1988, match pour la troisième place
- Défaite 3-5 contre la Tunisie – Qualification Coupe du monde 1978
Quatre victoires, quatre défaites : une parité parfaite sur le papier, mais une tendance récente nettement orientée. À Monterrey, le Maroc joue une place en huitième de finale du Mondial sur leur terrain de prédilection le plus immédiat : celui de la pression maximale et des tirs à onze mètres. Pour parier dans les meilleures conditions sur ce type de scénario, les parieurs ivoiriens peuvent comparer les offres des principaux opérateurs via la page dédiée aux bookmakers.