Yassine Bounou a encore sauvé le Maroc. En huitièmes de finale de la Coupe du monde disputés à l’Estadio Monterrey, les Lions de l’Atlas ont battu les Pays-Bas aux tirs au but (3-2), après un match accroché qui s’est terminé sur un score de parité (1-1) à l’issue des prolongations. C’est Ismael Saibari qui a inscrit le penalty décisif, quelques instants après que Bounou avait repoussé la tentative de Crysencio Summerville. Le Maroc affrontera désormais le Canada, co-organisateur du tournoi, en huitièmes de finale. Pour préparer les prochains matchs du tournoi, vous pouvez consulter le pronostic Pays-Bas Maroc Mondial 2026 proposé par nos experts.
Un scénario renversant, signé Issa Diop
La rencontre avait pourtant bien mal débuté pour les Marocains. C’est un remplaçant néerlandais qui a débloqué la situation : Wout Weghorst, entré en jeu à la 71e minute, a dévié un long ballon de la tête pour envoyer Summerville en profondeur, lequel a servi Cody Gakpo pour un but facile. L’attaquant du Liverpool s’inscrit ainsi dans l’histoire de la sélection oranje : seul Dennis Bergkamp, avec dix réalisations, a marqué davantage pour les Pays-Bas lors des grandes compétitions internationales – Euros et Coupes du monde confondus. Gakpo en comptabilise désormais neuf, dont six en Coupe du monde, un total que seul Johnny Rep dépasse dans les annales néerlandaises.
Mais le Maroc n’a jamais renoncé. En toute fin de temps réglementaire, Chemsdine Talbi a centré en courbe depuis le côté droit, et Issa Diop, glissé entre Virgil van Dijk et Teun Koopmeiners, a dévié le ballon d’une tête précise pour égaliser à la 91e minute. Un but arraché, symptomatique d’une équipe marocaine qui a produit, selon les données Opta, 1,4 expected goals (xG) à partir de onze frappes, dont cinq qualifiées de « grosses occasions ».
Bounou, gardien décisif dans les grands moments
En prolongation, la meilleure opportunité du match est tombée dans les pieds de Soufiane Rahimi, qui s’est retrouvé seul face au but après un dribble incisif. Bart Verbruggen a sorti un arrêt remarquable pour repousser la tentative et contraindre la partie aux tirs au but. Dans l’exercice des penalties, le scénario fut riche en rebondissements : Koopmeiners a ouvert le bal avec calme, mais El Aynaoui et Justin Kluivert ont tous deux frappé le poteau pour leurs équipes respectives. Quinten Timber a ensuite expédié sa tentative hors cadre, avant qu’Hakimi percute le montant gauche du but néerlandais. C’est alors que Bounou s’est imposé comme l’homme du match, repoussant intelligemment le tir de Summerville. Saibari n’a plus eu qu’à conclure.
Ce scénario n’est pas sans précédent pour les Lions de l’Atlas. En 2022, déjà, le Maroc avait éliminé l’Espagne aux tirs au but lors des huitièmes de finale, Bounou ayant stoppé deux tentatives espagnoles ce soir-là. La sélection affiche désormais un bilan parfait de deux victoires en deux séances de tirs au but en Coupe du monde, ce qui constitue un atout psychologique non négligeable à mesure que le tournoi avance vers ses phases décisives. Pour mieux comprendre cette force mentale, relisez notre analyse Maroc-Pays-Bas au bord des tirs au but : un rendez-vous que les Lions de l’Atlas connaissent bien.
Les Pays-Bas, fragilisés par des choix tactiques incertains
Du côté néerlandais, la défaite soulève des questions. C’est la première fois depuis mars 2024 – une défaite 2-1 face à l’Allemagne – que les Pays-Bas abordent un match avec une défense à cinq. Dans l’intervalle, les 31 rencontres disputées l’avaient été avec une ligne défensive à quatre. Ce changement de système, visiblement peu assimilé, s’est traduit par une prestation hésitante : six tirs seulement pour 0,23 xG sur l’ensemble des 120 minutes. L’équipe n’a jamais réussi à imposer son jeu ni à créer réellement le danger, malgré les tentatives de Verbruggen pour maintenir les siens en vie – le gardien a réalisé cinq arrêts et s’est montré très proche de stopper la tentative de Rahimi aux penalties.
C’est par ailleurs la deuxième élimination consécutive des Pays-Bas aux tirs au but en Coupe du monde, un fait qui traduit une certaine fragilité mentale dans les exercices à haute pression malgré la qualité des effectifs. Mohamed Ouahbi, sélectionneur marocain, peut en revanche se satisfaire d’une qualification méritée – son équipe a dominé de larges pans du match – et regarder avec confiance vers la confrontation à venir avec le Canada. Pour parier en toute sécurité sur la suite du Mondial 2026, découvrez les offres des meilleurs sites sur notre page bookmakers dédiée.