Ancelotti justifie l’absence de Neymar lors du succès du Brésil face au Japon


Ancelotti justifie l’absence de Neymar lors du succès du Brésil face au Japon

Neymar Brésil a été l’un des grands sujets de la soirée, malgré la qualification de la Seleção pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Resté sur le banc pendant toute la rencontre face au Japon, l’attaquant n’a finalement pas participé à cette victoire renversante 2-1, arrachée dans le temps additionnel par Gabriel Martinelli. Après le match, Carlo Ancelotti a expliqué un choix qui n’a rien d’anodin dans un rendez-vous de cette importance.

Le Brésil a longtemps cru devoir pousser jusqu’à la prolongation. Menée à la pause après l’ouverture du score de Kaishu Sano à la 29e minute, la sélection brésilienne a d’abord répondu par Casemiro au retour des vestiaires, avant de faire la différence au bout du suspense. À la 95e minute, Martinelli a libéré son équipe et brisé les espoirs japonais, offrant au quintuple champion du monde le droit de continuer sa route dans le tournoi.

Neymar Brésil: Ancelotti avait envisagé son entrée

L’absence de Neymar n’était pas liée à un simple choix de mise à l’écart dès le départ. Carlo Ancelotti a révélé qu’il avait bien prévu de lancer son numéro offensif autour de l’heure de jeu, avec l’idée d’apporter une solution supplémentaire dans un match fermé et intense.

Le technicien italien avait même échangé avec le joueur en ce sens. Son plan, toutefois, a changé au fil de la rencontre. Une fois le score revenu à égalité, Ancelotti a estimé que son équipe contrôlait le match et a préféré ne pas bouleverser l’équilibre collectif. En clair, Neymar était attendu si la partie basculait vers une prolongation, mais l’évolution du scénario l’a poussé vers une autre option.

Ce choix éclaire la lecture tactique du sélectionneur. Plutôt que d’introduire une star pour forcer le destin, il a privilégié la continuité d’un bloc qui avait repris la maîtrise du jeu. Dans ce contexte, l’entrée de Martinelli a davantage répondu au besoin de percussion et de mouvement, et la décision s’est révélée payante au moment décisif.

Le pari Martinelli a changé le destin du Brésil

Ancelotti a procédé à quatre changements pendant la rencontre. Endrick est entré dès la pause, tandis que Martinelli a été lancé en seconde période. Ce sont justement ces ajustements qui ont accompagné le renversement brésilien.

Le scénario raconte beaucoup de la profondeur actuelle de cette sélection. Quand le match s’est tendu, le Brésil a pu s’appuyer sur des profils différents sans perdre son fil. Casemiro a relancé l’équipe au début du second acte, puis Martinelli a frappé au moment où le Japon pensait tenir au moins la prolongation.

Pour Neymar, l’épisode est forcément remarqué. Mais du point de vue d’Ancelotti, il s’agit surtout d’un arbitrage de banc dans une rencontre à haute tension. Le sélectionneur n’a pas fermé la porte à son joueur; il a simplement considéré que le contexte immédiat appelait une autre réponse. C’est toute la nuance de son discours après la rencontre.

Neymar Brésil et la richesse offensive de la Seleção

Ce match confirme aussi une tendance forte du Brésil dans ce Mondial: la concurrence est partout en attaque. Ancelotti a retenu neuf joueurs offensifs dans son groupe final, preuve d’une abondance rare à ce niveau de compétition. Après quatre matches disputés, seul Luiz Henrique n’a pas encore eu de temps de jeu.

L’ancien entraîneur de l’AC Milan a d’ailleurs insisté sur cette variété de solutions. Il a salué la qualité de son banc, mais aussi la capacité de ses joueurs à occuper différents rôles selon les besoins du match. Face à une sélection japonaise jugée très organisée et intense, cette souplesse a fini par faire la différence.

Ce n’est pas un détail dans une Coupe du monde. Plus le tournoi avance, plus la gestion des entrées, des équilibres et des profils devient déterminante. Le Brésil a gagné sans faire appel à Neymar, ce qui souligne autant la force de son collectif que la marge de manœuvre dont dispose Ancelotti pour la suite.

Un huitième à venir face au vainqueur de Côte d’Ivoire – Norvège

La suite est déjà connue pour la Seleção: elle affrontera le vainqueur du duel entre la Côte d’Ivoire et la Norvège pour une place en quarts de finale. Pour le public ivoirien et ouest-africain, cette perspective donne évidemment une résonance particulière au parcours brésilien.

Le Brésil reste ainsi en course pour une sixième étoile mondiale, avec un effectif profond et un sélectionneur qui assume ses décisions, même lorsqu’elles concernent un joueur du poids de Neymar. La victoire contre le Japon n’a pas seulement validé une qualification; elle a aussi montré qu’Ancelotti entend piloter cette campagne avec pragmatisme, sans se laisser enfermer par les statuts.

Dans un tournoi où chaque détail compte, cette autorité peut peser lourd. Et si Neymar n’a pas joué ce soir-là, son rôle dans la suite de la compétition reste entier, au sein d’un Brésil qui avance avec plusieurs armes et de vraies ambitions. Pour suivre l’évolution du tournoi, le calendrier et les affiches à venir, la référence officielle reste le site de la FIFA.

auteur

Frank Zadi

Frank Zadi est originaire de San Pedro. En 2016, il était correspondant local. Il a ensuite collaboré avec des journaux nationaux en tant que pigiste. Il a travaillé dans une station de radio locale à Abidjan. Il travaille pour Bookmakers225.ci…

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